Orientalisme et marché de l’art

Le marché de l’art et l’orientalisme. Nous pouvons étudier l’Orientalisme sous un autre angle : celui du marché de l’art. Pour ce faire, nous allons étudier trois ressources numériques. La première est un blog économique de marché de l’art tenu par Robin Massonnaud qui publie un article sous le titre « Au secours les ventes orientalistes reviennent ». La deuxième est une Fiche d’Art traitant de l’Orientalisme sur le site ArtCult, un journal du marché de l’art. Pour finir, la troisième ressource est le site du magasine Jeune Afrique avec l’interview de Véronique Rieffel, auteur d’Islamania et directrice de l’Institut de cultures d’Islam.

Le marché de l’art dans l’Orientalisme suit plus une mode selon l’article « Au secours les ventes orientalistes reviennent ». En effet, l’auteur avoue qu’il y a bien eu une époque de gloire pour l’Orientalisme, à l’époque d’un « orient fantasmé » et où il y avait des artistes influents comme Ingres, Eugène Delacroix, Théodore Chassériau, Léon Gérôme etc. Selon le site ArtCult, l’Orientalisme et l’intérêt pour ce mouvement est né des « échanges remarquables entre l’Occident et l’Orient depuis le XVIème siècle » et du voyage des peintres, de leur découverte des « charmes du Maghreb et du Proche-Orient ». Néanmoins, Robin Massonnaud nous dit que c’est la « montée en puissance des monarchies pétrolières et de certaines belles fortunes du Maghreb et du Machreck » va faire revenir l’intérêt pour l’Orientalisme. Ceci provoque des catalogues de vente épais, remplient d’œuvres orientalistes. Cependant, à partir de là, l’auteur se divise en deux opinions. D’un côté il y a un surgissement d’œuvres oubliées, d’artistes talentueux comme Carle Vernet et son  Cheval mamelouk qui pour lui a toute la légitimité de coûter entre 80 000 et 100 000€. D’un autre côté, il dira lui-même que nous pouvons trouver entre ces œuvres un « bric-à-brac de peintres certains honnêtes mais laborieux et répétitifs, d’autres n’ayant d’artistes que le nom ». En conclusion, pour lui le retour des ventes orientalistes, comme le sous-entend le titre, est plus quelque chose de négatif, tourné vers le domaine économique plus que vers l’art. Il finit par prévenir que même dans les cas des grands artistes « il convient d’acheter avec prudence » car les « peintres orientalistes ont souvent produit à l’excès » et que « tout n’est pas bon même chez les meilleurs ».

Dans un deuxième temps, nous pouvons voir que Véronique Rieffel fait la différence entre l’art oriental du XIXème siècle et celui de l’Islam. Dans son interview, elle révèle qu’elle appelle son livre Islamania pour détourner la mauvaise vision de l’Islam qu’a le monde. Elle essaye de montrer que l’Islam a été une source d’inspiration et qu’il finit par rentrer dans les Beaux-Arts. En effet, elle nous parle par exemple de l’artiste marocaine Majida Khattari qui, après les attentats du 11 Septembre, fait des photos d’anciennes œuvres orientalistes en remplaçant par exemple la cruche d’une femme par une sac en forme de grenade. Ceci est pour Véronique Rieffel, l’exemple que l’image de la femme dans l’orientalisme est importante mais on y a ajouté la violence à laquelle on associe l’Islam à présent. Ce grand mouvement et ce bruit autour de l’Orientalisme est d’autant plus important grâce ou à cause du marché de l’art selon la directrice de l’Institut de cultures de l’Islam. En effet, elle nous dit que le simple fait de parler d’ « art musulman » ou d’« art arabe » fait vendre. Par ailleurs, aujourd’hui nous classifions les artistes dans cet art orientaliste ou musulman sans qu’ils respectent des critères esthétiques. Aujourd’hui, l’orientalisme est plus une étiquette qui fait vendre dans le marché de l’art car les artistes souffrent beaucoup du manque de visibilité. Ils doivent passer par l’occident en portant cette étiquette d’artiste oriental afin de faire vendre.

En conclusion, nous avons vu que le marché de l’art contribue beaucoup à la survie de l’orientalisme. Néanmoins, cette survie se fait soit pour l’importance des pays de production pétrolière, soit pour l’étiquette d’artiste orientaliste qui fait vendre et qui est l’héritage de l’Orientalisme du XIXème siècle.

P.M.

Bibliographie :

Blog de Robin Massonnaud sur le marché de l’art, Article « Au secours les ventes orientalistes reviennent »

http://blogs.votreargent.fr/marche-de-l-art/2013/10/03/au-secours-les-ventes-orientalistes-reviennent/

Site ArtCult:

http://www.artcult.fr/_Peintures/Fiche/art-20-1251186.htm

Magazine Jeune Afrique, Article « Pour en finir avec l’Orientalisme »

http://www.jeuneafrique.com/190335/culture/arts-plastiques-pour-en-finir-avec-l-orientalisme/

 

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Les Orientales, Victor Hugo 1829

Les Orientales est un recueil de poèmes écrit par Victor Hugo en 1828 et publié 1829. Il regroupe 41 poèmes marqués par l’attrait de La Grèce et l’Orient au XIXe siècle. Nombres d’auteurs ont parlé de l’Orient sans jamais y être allé, c’est le cas de Victor Hugo. Il rédige dans ces poésies une vision lumineuse et magique d’un lieu retransmise à l’écrit. On peut presque y voir une description de certains tableaux orientalistes.

Pour évoquer ce recueil nous nous appuierons sur différentes ressources, tout d’abord la page Wikipédia et un dossier pédagogique rédigé par Sylvain Leroy.

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La préface de l’ouvrage rédigée par Hugo indique que «  Les études orientales n’ont jamais été poussées si avant. Au siècle de Louis XIV on était helléniste, maintenant on est orientaliste. Jamais tant d’intelligences n’ont fouillé à la fois ce grand abîme de l’Asie.[…] Il résulte de tout cela que l’Orient, soit comme image, soit comme pensée, est devenu pour les intelligences autant que pour les imaginations une sorte de préoccupation générale à laquelle l’auteur de ce livre a obéi peut-être à son insu ». L’exotisme est une prétexte pour laisser parler son art. l’orient donne au poète une grande liberté des rythmes, des sons, des images… c’est une vision onirique dans laquelle Hugo peut se perdre et emmener son lecteur. D’artiste politiquement engagé on passe d’avantage à une idée de l’art pour l’art dans ces poèmes.

Néanmoins, dans certains poèmes on peut voir que Hugo dénonce des faits réels et politiques.
Le poème l’enfant par exemple,  Hugo cherche à y  montrer les ravages que les turcs ont infligés à la Grèce. Il évoque le souvenir d’une île grande et riche où l’on trouvait « de nombreux palais »,ce poème évoque le  désir de voir revenir le passé de cette île. « La ruine et la deuil » ont pris la place de la beauté flamboyante.
D’autres poèmes sont d’avantage une image d’un orient rêvé que l’on retrouve dans les tableaux de Delacroix, Chassériau, Ingres

La lune était sereine et jouait sur les flots. —
La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,
La sultane regarde, et la mer qui se brise,
Là-bas, d’un flot d’argent brode les noirs îlots.

De ses doigts en vibrant s’échappe la guitare.
Elle écoute… Un bruit sourd frappe les sourds échos.
Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
Battant l’archipel grec de sa rame tartare ?

Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,
Et coupent l’eau, qui roule en perles sur leur aile ?
Est-ce un djinn qui là-haut siffle d’un voix grêle,
Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?

Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ? —
Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
Du lourd vaisseau, rampant sur l’onde avec des rames.

Ce sont des sacs pesants, d’où partent des sanglots.
On verrait, en sondant la mer qui les promène,
Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine… —
La lune était sereine et jouait sur les flots.

Clair de Lune, Victor Hugo, Les Orientales, 1829

Les différentes ressources utilisées ne permettent pas d’étudier le recueil en profondeur, ce sont des documents utiles afin de présenter l’ouvrage mais ce ne sont pas des ressources scientifiques.

Adélaïde Chabannes

Bibliographie :

https://www.pedagogie.ac-aix-marseille.fr/upload/docs/application/pdf/2013-06/orientales-leroy.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Orientales

Etude sur un site personnel – Orientaliste.Free

ouvrages littérairesLe site Orientaliste.free est un site personnel créé en 1997 par Hervé Lauret. Celui-ci se définit comme un « amateur passionné » qui s’est lancé dans le projet de la création de ce site qui, selon lui, l’a mené à rencontrer de nombreuses personnalités du monde de l’art comme des auteurs, chercheurs, conservateurs et marchands d’art.Capture d’écran (147).png

Nous allons étudier ce site pour voir s’il s’agit d’une source fiable dans la recherche sur le thème que nous traitons, à savoir l’Orientalisme.Capture d’écran (149).png

Pour commencer, nous pouvons voir que l’auteur et créateur du site fait un « CV » pour se donner une certaine légitimé face au lecteur. Il va dans celui-ci, d’abord nous dire qu’il est professeur en Science Physique et Chimie, ce qui n’a apparemment pas grand-chose à voir avec l’Histoire de l’Art. Néanmoins, il poursuit en nous disant qu’il a obtenu un diplôme en Histoire de l’Art à l’université de Grenoble. Il va ensuite expliquer les raisons qui l’ont poussé à créer cette page : la plus importante c’est sa passion qui va le mener à rencontrer des spécialistes qui, à leur tour, vont lui donner les moyens et les connaissances pour pouvoir entretenir son site. Pour finir, il fait référence aux conférences auxquelles il a été convié. Tout ce travail au niveau de la réalisation d’un « CV » sur sa page a pour but, selon nous, de chercher une légitimité  face à ses lecteurs.

Le site a été créé en 1997 et, selon Hervé Lauret, il traite de « la peinture orientaliste de la fin du XIXème et du début du XXème siècle ». Dans son maintien du site, il est « épaulé » par Karim Azouaou et « tous les correspondants du site ». Nous pouvons donc déjà voir qu’il ne s’agit pas d’un travail qu’il réalise seul, d’autant plus qu’il indique lui-même qu’il a acquis des connaissances au fur et à mesure de ses rencontres avec les spécialistes de l’Art. Nous allons donc voir les différentes parties de ce site et également, chercher à savoir s’il nous donne une approche complète ou non de l’Orientalisme.Capture d’écran (147).png

Lorsque nous ouvrons le site, la première chose que nous pouvons voir sur la page c’est le copyright déposé en France sur le coin supérieur droit. Son travail est donc bien reconnu et protégé par le droit d’auteur en France. Par ailleurs, sur le coin supérieur gauche, nous pouvons également voir que le site est accessible en partie en version anglaise. Jusque là, Hervé Lauret nous présente un travail rigoureux qu’il souhaite partager et rendre accessible à plus de monde.

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La page d’accueil nous met directement dans un sommaire. Sur les trois premières options de la ligne il y a : une partie muséale qui nous propose une collection plutôt personnelle d’œuvres orientalistes, puis une « collection de musées » avec des liens qui nous renvoient vers les sites web des Musées où nous pouvons trouver des peinturesCapture d’écran (156).png orientalistes. Au centre, il y a un onglet « Biographies » avec un Index des peintres orientalistes. Lorsque nous cliquons sur celui-ci, nous pouvons trouver un peintre selon son pays d’origine ou alors grâce à une barre de recherche. Lorsque nous sommes entrés dans la page « pays d’origine » nous pouvons maintenant chercher le nom de l’artiste par son initial. Une fois que cela est fait, une liste d’artistes apparaît, classé par ordre alphabétique et présentant une petite biographie du peintre. Pour prendre un exemple, nous allons aller dans « peintres français » puis « C » pour arriver à Theodore Chasseriau. Hervé Lauret va nous donner une rapide biographie de celui-ci en indiquant ses inspirations, son voyage en Afrique et enfin son style.
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Ensuite, nous pouvons voir, à côté, un onglet « L’Orientalisme en peinture, quelques explications » qui nous donne des informations générales sur le mouvement. Il fait une contextualisation historique du mouvement dans une page. Dans une autre, il donne les caractéristiques de celui-ci. « Des peintres voyageurs » traitent d’un aspect important de la peinture orientaliste car le fait de se rendre en Afrique pour rencontrer et vivre cette culture orientaliste était comme un rite de passage. Pour finir, il donne des informations méticuleusement groupées à propos des institutions de l’époque dans laquelle prend place l’orientalisme. L’ensemble de ces pages et de leur contenu sont signés Hervé Lauret avec le copyright français qui l’accompagne.Capture d’écran (166).png

Plus bas dans le sommaire, nous pouvons voir les événements d’ « Actualité » même s’il semblerait que le site n’est pas été actualisé depuis 2014. Ensuite suivent ses « Références » où il va d’abord nous emmener vers les Musées avec une longue liste de Musée en France, en Europe Continentale et Hors d’Europe. De la même façon, la partie Bibliographique est très bien détaillée. Tout d’abord il nous présente les éditions ACR en nous renvoyant vers leur site. Ces éditions sont spécialisées dans les livres d’Art. La liste de livres qu’Hervé Lauret nous présente est sur le thème de l’Orientalisme. Le créateur du site va ensuite nous donner une liste d’ouvrages généralistes, d’ouvrages monographiques, de publications à compte d’auteurs, des publications en langue anglaise et, pour finir, des références générales ou spécialisées, des dictionnaires et des encyclopédies où nous pouvons trouver des informations sur le thème de l’Orientalisme.

Hervé Lauret place tout en bas de son sommaire comme des avis de recherche. D’abord il se concentre sur le Travail Universitaire en cours, en donnant tous les détails sur le projet. Après, nous pouvons trouver un avis de recherche dans le cas où quelqu’un cherche des œuvres d’art ou des documents. Enfin, une liste de recherches en cours avec le nom du peintre concerné suivi du nom du demandeur et ce qu’il recherche avec son contact.Capture d’écran (159).png

A la fin de sa page, il nous présente un moteur de recherche qu’il dit avoir été « fourni par FreeFind » avec un lien hypertexte qui renvoie à la page principale de ce fournisseur de moteur de recherche. Il donne même les lignes directrices pour que la recherche soit menée à bien. Nous avons ensuite un moyen de le contacter par mail et tout en bas, encore une fois, la mention du copyright par Copyright France. Une petite icône avant le copyright a pour description « autres thèmes » et renvoie aux autres sites personnels d’Hervé Lauret. Il y en a un sur la Musique Baroque, un sur la Musique Indienne, un sur l’Art d’Afrique et enfin celui que nous étudions, sur la peinture orientaliste.

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En conclusion, nous venons d’étudier la page Orientaliste.org ou Orientaliste.free qui traite du thème de l’Orientalisme. Nous pouvons dire que l’information sur le thème est assez complète bien que du côté des artistes, les biographies ne soient pas très exhaustives. Par ailleurs, c’est un site qui regroupe beaucoup de ressources comme des ouvrages littéraires, des sites webs, des musées qui sont en lien avec l’Orientalisme.

P. M.

Bibliographie :

Orientaliste.free, site personnel d’Hervé Lauret: http://orientaliste.free.fr/

 

Eugène Delacroix

Eugène Delacroix est un peintre français né le 26 Avril 1798 à Charenton-Saint-Maurice dans le Val de Marne. Il est un des grands peintres romantiques du XIXème siècle et également un peintre important dans le mouvement orientaliste. En effet, il est l’un des premiers peintres à avoir la volonté de connaître l’Orient en entreprenant un voyage au Maroc.

Pour étudier la vie et l’influence d’Eugène Delacroix dans le mouvement orientaliste nous allons utiliser quatre ressources numériques variées. Tout d’abord, le site du Musée Delacroix qui nous offre une biographie détaillée année par année du peintre. Il s’agit d’un site institutionnel libre d’accès. Nous pouvons notamment y voir un plan des différents lieux où il a vécu mais aussi de ses ateliers. Ensuite, nous avons la vidéo nommée « Visite Privée : Delacroix et l’aube de l’Orientalisme » publiée par Paris Match dans le site web d’hébergement de vidéos en libre accès connu sous le nom de « YouTube ». Nicole Garnier, la commissaire de l’exposition nous explique entre autre chose, queAfficher l'image d'origine l’orientalisme en France commence avec le voyage de Bonaparte en Egypte. Un des épisodes les plus important est son arrivée à Jaffa représentée par Antoine-Jean Gros dans 
Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa
. Il s’agit d’un tableau de propagande où nous pouvons voir une architecture moresque, des costumes pittoresque et un travail de la lumière. L’article de l’encyclopédie Larousse en ligne et en libre accès nous offre un article sur Delacroix et nous donne nombreux détail sur le mouvement orientaliste dans la vie du peintre. Pour finir, le blog « Art Galerie » nous présente également l’artiste et fait un éloge de celui-ci.

            Le Site du Musée Delacroix nous offre une bibliographie très détaillée de la vie du peintre année par année. Ainsi, nous pouvons savoir qu’Eugène Delacroix est né le 26 Juillet 1798 à Charenton-Saint-Maurice dans le Val de Marne. Il est le fils de Charles Delacroix qui est le ministre plénipotentiaire aux Pays-Bas et de Victoire Œben, la fille du célèbre ébéniste de Louis XV. Il entre en Octobre 1815 dans l’atelier de Pierre Guérin et, l’année suivante, il entre dans l’école des Beaux-Arts. La biographie du Musée Delacroix Afficher l'image d'originepasse alors à nous présenter les années romantiques du peintre et son entrée au salon avec Dante et Virgile aux enfers en 1822. Ensuite, on nous présente son voyage en Afrique du Nord. Il s’y rend grâce à une « mission diplomatique française envoyée auprès de l’empereur du Maroc, Muley-Abderr-Rhaman et dirigé par le comte Charles de Mornay ». La vidéo publiée par Paris Match nous rappelle qu’à l’époque, il était impossible de voyager seul, il fallait s’unir à une mission diplomatique. Le site du Musée continue par nous dire que le 25 Janvier 1832, le peintre se rend à Tanger où il commence très vite à dessiner sur son « carnet de croquis, dits carnets du Maroc ». Nicole Garnier nous dit qu’il découvre à son arrivée « la lumière de l’orient, les costumes et l’architecture qu’il reproduit dans ses carnets de voyage ». Elle poursuit par expliquer que ces carnets de voyage vont servir pour noter les « traditions ethnographiques marocaines ». Les dessins et aquarelles qui s’y trouvent vont inspirer la réalisation des tableaux qu’il présentera à son retour dans les Salons. Par exemple, nous pouvons voir que le 21 Février 1832, il assiste, par l’intermédiaire de la famille Benchimol à une noce Juive ce qui a sûrement pu inspirer son œuvre du même nom. En mai 1832, Delacroix se rend avec Mornay et Desgranges à Cadix puis il visite seul Séville pour ensuite revenir à Tanger. En Juin de la même année, la « mission quitte définitivement le Maroc, en passant par Oran puis Alger ». Dans cette ville, Delacroix découvre les harems. En Juillet, Delacroix arrive à Toulon. Il va rapporter de ce voyage « une multitude de dessins, aquarelles, esquisses et notes, ainsi que sept albums » dont « quatre d’entre eux [qui nous] sont parvenus intacts ».

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L’article de Larousse nous explique que dans La Liberté guidant le peuple, Delacroix exprime plus de dynamisme que de romantisme. Cette évolution va être plus marquée grâce à son voyage au Maroc. Comme nous l’avons déjà vu dans l’article consacré à l’émission d’Arte sur une de ses œuvres, Delacroix va dire de sa découverte de l’Orient : « Les Grecs et les Romains sont là à ma porte ! J’ai bien ri des Grecs de David, à part bien entendu sa sublime brosse. Je les connais à présent, les marbres sont la vérité même, mais il faut savoir lire et nos pauvres modernes n’y ont vu que des hiéroglyphes […]. Rome n’est plus dans Rome ».  Lors de ce voyage, il va également découvrir que « les couleurs ne sont pas isolées dans l’espace par la lumière, mais qu’elles s’interpénètrent, se modulent les unes par rapport aux autres ». L’Encyclopédie continue par nous dire qu’il va s’intéresser de près à cette nouvelle étude des couleurs, ce qui le mènera à étudier des théories, notamment celle d’Eugène Chevreul, et à « assister à des audiences et à des fantasias ». Nous pourrons voir la mise en pratique de cela dans Les Femmes d’Alger dans leur appartement où nous trouvons une « composition statique dont l’harmonie expressive de roses et de verts rend l’atmosphère nonchalante et feutrée ». Il y a réellement un intérêt pour le jeu des lumières qui va annoncer, selon l’Encyclopédie, l’impressionnisme.

            Par ailleurs, ce même article propose une classification des œuvres qui ressortent de ce voyage au Maroc :

  • Les scènes à vision historique avec entre autre Le Sultan du Maroc entouré de sa garde (1845)

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  • Les scènes à témoignages plus pittoresques avec entre autre Fantasia arabe (1832)

  

  • Les scènes à sujet religieux qui auront comme fond de paysage les massives murailles de Meknès comme Les Disciples et les Saintes Femmes relevant le corps de saint Etienne (1853).

Le blog Art Galerie reprend ce catalogue de tableaux inspirés du voyage en ajoutant également Rencontre de Cavaliers Maures et des détails comme le refus de Femmes d’Alger dans leur appartement au Salon en 1834. L’Encyclopédie Larousse nous parle également d’un « romantisme apaisé » d’une synthèse entre l’inspiration orientaliste et celle romantique
dans La prise de Constantinople par les croisés en 1840. Nous pouvons y voir « l’obsession de la mort et d’une impossible liberté » du Romantisme et les couleurs, l’étagement des maisons blanches vers la mer inspiration d’Alger, de l’Orientalisme.

La Bibliographie du Musée Delacroix poursuit en parlant des différents salons dans lequel il a participé et des différentes commandes qu’il reçoit.  Le 13 Août 1863, le peintre meurt. Ses obsèques ont lieu le 17 Août à Saint-Germain-des-Prés et il est enterré au cimetière du Père-Lachaise où en 1865, on inaugurera son tombeau réalisé par Denis Darcy. En 1885, l’Ecole des Beaux-Arts de Paris organise une exposition rétrospective du peintre. Les bénéfices serviront au financement « d’un monument à sa mémoire au jardin de Luxembourg, qui sera réalisé par Jules Dalou et inauguré le 5 Octobre 1890 ».

P. M.

Bibliographie :

Site du Musée Delacroix :

http://www.musee-delacroix.fr/fr/

Vidéo de Paris Match : « Visite Privée : Delacroix et l’aube de l’Orientalisme », Nicole Garnier :

https://www.youtube.com/watch?v=yAqvWX7LYqU

Article sur « Delacroix » dans l’Encyclopédie en ligne de Larousse :

http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Eug%C3%A8ne_Delacroix/115935

Blog « Art Galerie », article sur Delacroix :

http://art.mygalerie.com/lesmaitres/delacroix/delacroix.html

Jean-Léon Gérôme

Jean-Léon Gérôme, peintre et sculpteur français, membre de l’Académie des Beaux-Arts, est né en 1824 et est mort en 1904. L’Algérie, le Maroc, la Tunisie, sans oublier l’Egypte ou la Turquie, sont des scènes réelles ou rêvées, qui ont longtemps été une source d’inspiration pour tous : Jean-Léon Gérôme découvre tous ces environnements, et est considéré comme le maître des peintres orientalistes Il découvre l’Orient en 1855-1856 et en fait sa principale source d’inspiration. Il découvre l’Egypte avec le sculpteur Bartholdi. Il se rend en Syrie et à Jérusalem. En 1868, il sillonne à nouveau l’Egypte, l’Asie. En 1871 il découvre la Turquie, en 1873 l’Espagne et l’Algérie, en 1879 le monde ottoman. C’est un peintre ethnographique qui parvient à retranscrire des scènes pittoresques orientales.

Pour présenter ce peintre majeur dans l’Orientalisme, nous nous appuierons sur trois sites numériques. Le premier article est écrit par un certain Hervé Lewandowskin, photographe d’oeuvres d’art, publié sur le site institutionnel du Musée d’Orsay et qui est donc une source fiable et qui aborde donc notre courant artistique et notre artiste avec sérieux. Le second article numérique est une fiche pédagogique en histoire de l’art, tenue par le professeur Claire Lingenheim du lycée Pontannier à Strasbourg, site personnel que nous avons déjà utilisé pour notre artiste Ingres, site sérieux qui traite de l’artiste Jean-Léon Gérôme et qui présente certaines de ses œuvres. Le troisième article, est une page personnelle provenant du site Orange et qui nous permet de voir certains aspects de la vie de notre artiste, mais nous ne pouvons nous renseigner sur l’auteur de cet article.

Il faut savoir que Gérald Ackerman, historien de l’art, a publié un livre intitulé Jean-Léon Gérôme, où il recense environ 600 peintures de Gérôme dont près des deux tiers ont pour sujet l’Orient que l’artiste, comme nous l’avons dit connaissait très bien.

Jean-Léon Gérôme fut l’un des peintres français les plus célèbres de son temps. Il fut durant sa carrière l’objet de polémiques, de critiques, notamment pour avoir défendu les codes d’une peinture académique qui s’essouffle face aux générations réalistes et impressionnistes. Considéré comme un véritable créateur de nouveaux mondes à travers la peinture, notamment orientaux, où il privilégie le sujet et la narration : « Peindre l’Histoire, peindre des histoires, fut la grande passion de Gérôme ».

Il accomplit à partir de 1855 de nombreux voyages, vers l’est de la Méditerranée. Cet ailleurs finalement très proche (au XIXe siècle commence dès la Grèce), fut redécouvert par nombre d’artistes dont le nôtre. Gérôme en fait le sujet de nombreuses de ses œuvres. Ses représentations orientales célèbre fascine le regard occidental contemporain. Il a recours à la photographie, témoin de ses voyages divers. Il invente des scènes orientales inspirées de l’imaginaire pictural et littéraire de son temps. L’Orient que peint Gérôme est celui rêvé dès 1829 par Victor Hugo, dans les Orientales. Ses images « vraies » de l’Orient de son temps demeurent fidèles à une vision orientaliste, où se mêle sensualité et violence.

Les images de Gérôme paraissent vraies car semblent recréer sans faille l’Orient attendu par ses contemporains. Elles apportent au fantasme l’authenticité. Il prend pourtant des libertés et peu de ses oeuvres sont le fruit d’une observation directe. Gérôme sait peindre de l’Orient une image qui reste identique dans le temps,  offerte aux regards de tous les curieux de cet Orient fantasmé. Il parvient à séduire son public contemporain, ravi d’observer les représentations orientales figées d’un ailleurs qui semble inchangé même par la présence maladroite occidentale. Nous allons à présent voir une œuvres exécutée par notre artiste pour mieux comprendre cette représentation orientale tant aimée.

Jean-L_on G_r_me - Grande Piscine de BrousseDans la Grande Piscine à Brousse, peint en 1885, les jeunes baigneuses dénudées regardent une belle femme accompagnée d’une femme noire (probablement une servante). Après la visite de Gérôme à Istanbul, en 1875, et durant une dizaine d’années, ce pays lui inspire de nombreux tableaux. Il montre un intérêt particulier pour la ville de Brousse où il visite les bains de Sinan dont il dessine l’intérieur pour son œuvre  : « comme la température était extrêmement élevée, je n’hésitais pas à me mettre complètement nu ; assis sur mon trépied, ma boîte de couleurs sur les genoux et ma palette à la main, j’étais un peu grotesque…». La Grande Piscine de Brousse est un exemple de peinture constituée à partir de souvenirs, de croquis et, vraisemblablement de photographies (rappelons-le Gérôme avait recours à la photographie pour immortaliser ses voyages en Orient). Des femmes blanches et noires dénudées prennent des poses variées, sensualité et érotisme sous la grande coupole des bains du XVIème siècle, qui comme nous l’avons dit précédemment est attribuée à l’architecte Sinan. Cette œuvre fait partie d’une longue série de scènes de bains, thème souvent présent dans l’orientalisme, faisant rêver les occidentaux.

Si vous avez le désir, vous lecteur, de découvrir d’autres œuvres de notre artiste, nous vous proposons ci-joint un lien provenant du site internet youtube (site web d’hébergement de vidéos sur lequel les utilisateurs peuvent envoyer, évaluer, regarder, commenter et partager des vidéos) qui présente une vidéo sur les œuvres de l’artiste Jean-Léon Gérôme.

M.G

Bibliographie :

http://www.musee-orsay.fr/fr/evenements/expositions/au-musee-dorsay/presentation-detaillee/article/jean-leon-gerome-25691.html?S=&print=1&no_cache=1&

https://www.ac-strasbourg.fr/fileadmin/pedagogie/histoiredesarts/option/L_ailleurs/3._orientalismes.pdf

http://verat.pagesperso-orange.fr/Jean_Leon_Gerome2.htm

https://www.youtube.com/watch?v=j2y-GFJq2qA Vidéo youtube Jean-Léon Gérôme – Orientalist painter – HD

Jean-Auguste Dominique Ingres

IngresJean-Auguste Dominique Ingres, est un peintre français né à Montauban en 1780 et mort à Paris en 1867. Peintre défenseur du classique, il s’oppose au romantisme. Cependant on remarque que son œuvre est diversifiée que ce soit peintures d’histoire, portraits ou nus. Notre artiste a lui aussi participé au courant orientaliste à travers plusieurs œuvres, que nous étudierons par la suite dans notre article.

A travers trois sites numériques nous allons donc étudier le rapport qu’entretenait Ingres avec l’Orientalisme. Le premier article provient du site institutionnel du Louvre, article qui nous présente plusieurs conférences dirigées par des spécialistes du milieu artistique. Nous nous intéresserons en particulier à une conférence portant sur Ingres, l’orientalisme et la modernité, dirigée par Roger Benjamin, professeur d’histoire de l’art et de culture visuel et directeur du Power Institute de l’université de Sydney. Il préside également le Département d’histoire et de théorie de l’art. Le second article provient du site institutionnel Larousse, portail de ressources de référence, important et qualifié, qui nous présente ici un article complet sur Ingres. Le troisième site numérique est une fiche pédagogique en histoire de l’art tenue par le professeur Claire Lingenheim du lycée Pontannier à Strasbourg, et qui aborde notre artiste à travers deux de ses œuvres.

Comme nous l’avons dit, Ingres est considéré comme une figure majeure dans l’histoire de l’orientalisme bien qu’il soit un peintre classique. Il faut savoir qu’il a voyagé et habité en Italie et non en Orient ! Ses séries de peintures sur les Odalisques viennent de son propre imaginaire de l’Orient. Il utilise alors des modèles italiens, et dessine à partir des sources littéraires et visuelles du XVIIIème siècle. Ses nues féminins sont devenues des modèles influents pour la femme orientale, alors que l’expansion coloniale de la France à la fin du XIXème siècle permet un nouveau genre, celui de l’exotique. Au moment où l’orientalisme connait un nouvel essor au début du XXème siècle, les Odalisques d’Ingres, en particulier son Bain Turc et sa Grande Odalisque que nous allons voir à présent, ont plu à une avant-garde en réaction contre l’Impressionnisme.

Il faut savoir qu’une partie du mythe oriental concerne la vision de la femme, considérée comme métaphore de la Terre d’Orient. Le rêve qu’inspire l’Orient aux artistes nous présente la femme orientale présente dans des harems ou au bain turc (Baigneuses d’Ingres). La femme devient véritable muse pour tous ces artistes du XIXe siècle qui découvrent avec émerveillement cet Orient fantasmé. Les femmes sont dévoilées dans une civilisation du port du voile, cependant elles sont « cachées et enfermées » aux yeux de tous. Toutes ces contradictions amènent cette définition d’un regard occidental présent dans les rêves des artistes dont Ingres.

Jean-Auguste-Dominique Ingres, peint en 1814 La Grande Odalisque, exposée à Paris au musée du Louvre. Ingres nous présente le thème du nu mythologique à travers un Orient rêvé. Cette œuvre a été critiquée lors de son exposition au Salon de 1819

Ingres

Le Bain turc, est peint en1862, et est exposé à Paris au musée du Louvre. Ingres peint cette toile à la fin de sa vie, c’est ici la toile la plus érotique de son œuvre : une scène de harem associant le motif du nu et le thème de l’Orient, chers au peintre depuis plus de cinquante ans ! Des  femmes d’origine turque, sont nues et assises, elles ont des poses et attitudes variées,  dans un intérieur imagé oriental avec à gauche un bassin rappelant toujours ce thème des harems et scènes de bains. Il faut savoir que contrairement à Delacroix, il n’est jamais allé en Orient, il l’a simplement rêvé grâce aux gravures et à de nombreuses lectures. C’est donc un Orient fantasmé, présentant harems, et femmes sensuelles et érotisées que l’on retrouve à travers l’œuvre d’Ingres, peintre classique qui a participé cependant à cet engouement pour l’ailleurs, pour un ailleurs imagé par les Occidentaux.

IngresM.G

Bibliographie :

http://www.louvre.fr/sites/default/files/medias/medias_fichiers/fichiers/pdf/louvre-programme-detaille-cycle-quotingres.pdf

http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Jean_Auguste_Dominique_Ingres/124982

https://www.ac-strasbourg.fr/fileadmin/pedagogie/histoiredesarts/option/L_ailleurs/3._orientalismes.pdf

Les thèmes dans l’Orientalisme

louvre-bain-turc

 

Cet article va se centrer sur les thèmes traités dans l’Orientalisme. Pour ce faire, nous allons étudier quatre articles numériques qui pour certains sont des sources dignes de confiance et basées sur d’autres ouvrages scientifiques. Le premier article se trouve sur le site Histoire de l’Art qui est une plateforme libre d’accès où l’on trouve une description des grands traits de l’orientalisme. Le deuxième est écrit par Clémentine Kruse sur le site Clé du Moyen Orient, une plateforme également libre d’accès avec une bibliographie qui nous montre qu’il s’agit d’un article construits sur des bases scientifiques. Quant au troisième article, il est écrit par Claude Robinot et nous pouvons le trouver sur le site de l’Académie de Versailles. Il s’agit d’une plateforme libre d’accès qui est digne de confiance puisqu’elle se base également sur une bibliographie importante. Pour finir, le troisième site est Wikipédia qui est une encyclopédie sur internet et une plateforme libre d’accès mais peu fiable dû au fait que n’importe quelle personne peut rédiger et modifier les articles.

Les thèmes de l’Orientalisme sont assez restreints et varient peu au cours des XIXème et XXème siècle. Dans la plupart des articles étudiés, nous pouvons voir que la représentation des harems est celle qui est plus particulièrement mentionnée. Dans l’article du site Histoire de l’art, on nous parle d’ « exotisme de la vie intime ». En effet, la représentation des harems, permet de montrer les femmes dénudées, plus particulièrement un groupe de femmes dans leur bain et donc dans leur vie intime. Le site de l’Académie de Versailles nous dit que le thème se centrerait plus sur la représentation de la femme c’est-à-dire la façon dont la femme est vue au Moyen-Orient. Pour ce faire, les harems seraient un bon moyen de représenter l’intimité de la femme et d’une certaine façon aussi la liberté de celle-ci dans un lieu qui n’était pas encore connu en Occident. Dans tous les cas, le thème du harem est celui qui a été représenté par les plus grands comme le fait remarquer le site Clé du Moyen-Orient avec par exemple Jean-Auguste Dominique Ingres et son Bain Turc. Le harem permet la représentation de l’exotisme par l’intermédiaire des femmes qui sont nues, une nouveauté pour la période et la société dans laquelle fait surface l’Orientalisme.

Le deuxième thème que nous pouvons retrouver mentionné dans la plupart des articles est celui du rêve d’ailleurs. Nous revenons à la notion d’exotisme dont rêve les occidentaux après la conquête d’Egypte par Napoléon et les récits qui vont en ressortir. Ces nouveaux horizons qui s’ouvrent à l’imagination des européens vont être fantasmés et rattachés à des mythes, des légendes sur des pays lointains et exotiques. Nous retrouvons ces représentations dans la peinture mais également dans la littérature qui va se tourner vers un rêve d’exotisme mais également une narration de voyage et une recherche du dépaysement. En effet, l’orientalisme va venir rompre avec le quotidien des européens qui vont pouvoir s’imaginer des récits dans des contrés lointaines avec des aventures extraordinaires qui vont inspirer peintres et écrivains. Il n’est pas de trop de rappeler qu’avant Delacroix, les artistes ne faisaient qu’imaginer le monde oriental sans même l’avoir connu, il était alors plus facile de s’adonner au fantasme et à l’imagination.

Le troisième thème n’est mentionné que par les sites Histoire de l’Art et Clé du Moyen-Orient. Il s’agit de la guerre, des guerriers héroïques. L’inspiration orientale vient du fait des conquêtes de Napoléon en Egypte comme nous l’avons déjà mentionné, donc elles sont jusqu’à un certain point rattachées à la guerre. Par ailleurs, la civilisation orientale rappelle et réveille aussi une certaine nostalgie des civilisations perdues. Ces civilisations qui étaient autrefois guerrières et d’où nous pouvions tirer des récits et des contes sur des héros légendaires, des guerriers héroïques. Il n’est donc pas étrange que le thème de la guerre ait inspiré les peintres mais également les écrivains. En peinture, le site Clé du Moyen-Orient nous parle d’Alexandre-Gabriel Decamps, celui qui est considéré comme le père de l’Orientalisme. Il s’agit d’un peintre de la première moitié du XIXème siècle qui va être, d’une certaine façon, le père de l’orientalisme avec des œuvres comme Patrouille turque inspirée donc de la guerre.

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Eugène Delacroix va être le premier à voyager en Orient en 1832. Ce voyage aura pour but de ne plus se baser sur des représentations imaginées mais sur des scènes qu’il aura vu de ses propres yeux.  Il va notamment représenter la vie quotidienne dans l’Orient. C’est un thème qu’il va bien développer et nous pouvons le voir dans des tableaux comme Femmes d’Alger dans leur appartement ou encore le Portrait de Moulay Abder-Rhaman, sultan du Maroc en 1845.

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D’autres thèmes sont mentionnés dans les articles comme le désert, la représentation des paysages qui vers la fin du XIXème siècle vont passer de représentation fantasmée à des représentations plus réalistes peut-être dû au fait que les artistes vont entreprendre des voyages au Moyen-Orient à l’instar de Delacroix. Un autre thème est celui des campagnes de Napoléon en Egypte que nous pouvons retrouver dans le célèbre tableau des Pestiférés de Jaffa peint par Antoine-Jean Gros au début du XIXème siècle.

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Pour conclure, nous avons vu que ces articles nous ont permis d’étudier les différents thèmes bien qu’ils ne soient pas tous basés sur des sources sûres. Cette étude nous a, par ailleurs, laisser voir l’Orientalisme dans son ensemble, tant dans la peinture comme dans la littérature.

P.M.

Bibliographie :

Clémentine KRUSE, Orientalisme au XIXème siècle, 2012

http://www.lesclesdumoyenorient.com/L-Orientalisme-au-XIXeme-siecle.html

Claude ROBINOT, Etudier l’Orientalisme avec des élèves, 2011

http://www.histoire.ac-versailles.fr/spip.php?article915

https://fr.wikipedia.org/wiki/Orientalisme

http://www.histoiredelart.net/courants/l-orientalisme-17.html

 

 

 

Le contexte historique de l’orientalisme

PHOTOLISTE_20090703163006_egypte_le_general_bonapa_600_Napoléon et la campagne d’Egypte

Pour comprendre ce qu’est l’orientalisme, il nous faut parler du contexte historique et de son apogée au XIXe siècle. Nous allons pour cela nous appuyer essentiellement sur quatre articles numériques, et en particulier sur deux provenant du site Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais, site du Musée et plate forme libre d’accès qui regroupe des textes et articles qui traitent avec sérieux de notre sujet (l’orientalisme et le contexte historique), par des spécialistes en histoire de l’art, qui s’appuient sur une bibliographie intéressante (variés, de nombreux ouvrages). Les deux autres articles sont des plates formes libre d’accès fait par des amateurs, qui certes ne sont pas remis à jour, mais qui peuvent fournir des  informations intéressantes sur notre sujet en histoire de l’art. Le premier est un article sur le contexte historique en Orient au XIXe siècle rédigé par Laurent Hervé, le deuxième est un article histoire de l’art qui traite de manière générale de l’orientalisme.

La thématique de l’orientalisme traverse différents mouvements picturaux essentiellement au XIXe siècle et début XXe siècle tout en s’inscrivant dans une perspective historique importante. On ne peut pas dire que l’orientalisme est un pur mouvement pictural, c’est surtout une source d’inspiration au XIXe siècle pour les artistes et essentiellement les peintres aussi bien de style romantique que néoclassique. L’orientalisme devient objet de curiosité de fantasmes certes au XVIIe siècle mais l’est véritablement au cours du XVIIIe siècle. Nous pouvons citer ici Victor Hugo dans la préface de son ouvrage Orientales publié en 1829 : l’Orient devient « une préoccupation générale ». Il faut savoir que jusqu’à la fin du XVIIe siècle les seules relations qui existaient entre l’Orient et l’Occident étaient d’ordre commerciales. L’Orient et l’Occident se distinguent de par leur religion, leur culturel et se sont affronter maintes fois au cours de batailles, de croisades, de tentatives d’invasions. Mais c’est au XIXe siècle que va apparaître un véritable engouement pour l’Orient : son luxe, son mystère, le merveilleux qui l’entourent et qui inspirent depuis bien longtemps des artistes mais aussi des écrivains et même scientifiques. Va naître un sentiment de découverte, de partage, une envie de voyager et de visiter ces nouvelles contrées orientales. Au XIXe siècle, l’Empire Ottoman commence son déclin tandis que les puissances européennes rivalisent entre elles, pleines d’ambitions colonialistes. Nous pouvons bien entendu parler ici du cas de la France à travers la campagne d’Egypte de Napoléon Bonaparte (1798-1799), mais aussi de la guerre de libération de la Grèce (1821-1829), la conquête d’Algérie (1830). Tous ces évènements marquent le démantèlement progressif de l’Empire Ottoman lié aux rivalités et ambitions coloniales entre la France et l’Angleterre essentiellement, mais surtout l’amorce de l’orientalisme. L’ouverture des portes de l’Orient vont permettre les échanges, des missions et des voyages (notamment d’artistes et de scientifiques) qui vont se multiplier et donner un élan prodigieux à l’orientalisme. Il est important d’expliquer ici avec plus amples détails comment s’est déroulé la campagne d’Egypte menée par Napoléon, pour expliquer l’afflux de nombreux artistes en Orient, et donc l’importance de l’orientalisme durant le XIXe siècle.

L’Angleterre, principal ennemi de la France à cette époque, pour des raisons économiques, confie à Bonaparte l’expédition d’Egypte. C’est donc le 19 mai 1798, qu’un corps expéditionnaire de 38 000 hommes part vers l’Orient, emmenant avec lui une Commission des sciences et des arts constituée de plus d’une centaines de savants et d’artistes. Bonaparte souhaitait accompagner la conquête militaire d’une expédition savante pour mieux connaître l’Égypte antique et moderne.
Le 1er juillet 1798, l’expédition atteint Alexandrie. Les succès militaires mais aussi les défaites vont se succéder et aboutir à la capitulation française en 1801. Néanmoins, les travaux et les études que les savants et les artistes ont consacrés à l’Égypte ancienne mais aussi l’Egypte moderne durant le séjour militaire, sont une incontestable réussite. Malgré des conditions difficiles (chaleur, maladies, insécurité, manque temps et de matériels), ils sont parvenu a recueillir de nombreuses informations importantes rassemblées dans l’ouvrage Description de l’Egypte, ou Recueil des observations et recherches qui ont été faites en Egypte pendant l’expédition française, publié en 1809. En dehors du fait que l’expédition de Bonaparte en Egypte avait pour but de vaincre l’Angleterre, elle permet de créer une fascination des Occidentaux envers l’Orient à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. A la fin du XVIIIe siècle, des savants européens quittent leurs cabinets, laboratoires, pour découvrir le monde oriental.

Ce sont donc les campagnes napoléoniennes en Egypte qui ont ouvert à la voie à l’engouement occidental pour l’Orient. On se construit un imaginaire de cet autre monde et les artistes sont séduits par cette culture nouvelle, ils l’a racontent en peinture à l’aide de motifs inspirés de l’art arabe mais aussi de l’univers des Milles et une nuits. De nombreux thèmes représentent le monde arabe, (la ville de Constantinople, le proche-orient etc.). Les scènes montre l’exotisme de la vie intime (harems), les villes d’un monde mythique que l’on redécouvre. Mais il ne faut pas oublier que toutes ses représentations sont vues et idéalisés d’un point de vue occidental. C’est donc après  plusieurs siècles, durant lesquels se développait une source d’imagination pour les artistes en quête de sujets exotiques, que l’Orient éveille en ces artistes occidentaux, une curiosité ethnographique à partir du milieu du XIXe siècle. Les peintres désormais s’intéresse davantage à la réalité de ces pays et même pour certains, à partager la vie quotidienne de leurs populations. Les peintres veulent témoigner et garder en mémoire ces pays (par exemple l’Algérie). Les tableaux orientalistes séduisent leurs contemporains, mais ils permettent d’enrichir le regard occidental sur l’Orient, comme nous l’explique notre article sur le site Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais.

C’est donc grâce à cette nouvelle volonté de campagnes, d’explorations et de colonisations, que l’on redécouvre l’Orient. L’orientalisme est à son apogée avec une volonté non seulement de représenter les fantasmes et merveilles que suscitent ces pays orientaux, mais aussi une volonté de mémoire. L’inspiration de l’Orient continuera encore longtemps dans la peinture occidentale sous d’autres formes mais l’enthousiasme du XIXe siècle s’effacera plus tard pour laisser place à de nouveaux courants  plus portés sur la réalité sociale et politique (mouvement réaliste) ou encore des courants purement picturaux voir scientifiques (l’impressionnisme).

Grâce à l’étude de ces nos quatre articles, nous avons une bonne étude documentaire sur le sujet: le contexte historique de l’orientalisme. Certes les deux articles amateurs parle de manière général du contexte historique et du courant artistique mais nous permettent d’approfondir certaines connaissances sur notre sujet. Les deux autres articles issus du site Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais, sont des bases solides et sérieuses pour notre article.

M.G

Bibliographie :

Alain GALOIN, Napoléon Bonaparte et l’Egypte, In : site Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais
http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=1036

Fleur SIOUFFI, L’orientalisme, In : site Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais
http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=223

Laurent HERVE, L’orientalisme, contexte historique, 1997-2005
http://orientaliste.free.fr/textes/contexte.html

http://www.histoiredelart.net/courants/l-orientalisme-17.html