Etude sur un site personnel – Orientaliste.Free

ouvrages littérairesLe site Orientaliste.free est un site personnel créé en 1997 par Hervé Lauret. Celui-ci se définit comme un « amateur passionné » qui s’est lancé dans le projet de la création de ce site qui, selon lui, l’a mené à rencontrer de nombreuses personnalités du monde de l’art comme des auteurs, chercheurs, conservateurs et marchands d’art.Capture d’écran (147).png

Nous allons étudier ce site pour voir s’il s’agit d’une source fiable dans la recherche sur le thème que nous traitons, à savoir l’Orientalisme.Capture d’écran (149).png

Pour commencer, nous pouvons voir que l’auteur et créateur du site fait un « CV » pour se donner une certaine légitimé face au lecteur. Il va dans celui-ci, d’abord nous dire qu’il est professeur en Science Physique et Chimie, ce qui n’a apparemment pas grand-chose à voir avec l’Histoire de l’Art. Néanmoins, il poursuit en nous disant qu’il a obtenu un diplôme en Histoire de l’Art à l’université de Grenoble. Il va ensuite expliquer les raisons qui l’ont poussé à créer cette page : la plus importante c’est sa passion qui va le mener à rencontrer des spécialistes qui, à leur tour, vont lui donner les moyens et les connaissances pour pouvoir entretenir son site. Pour finir, il fait référence aux conférences auxquelles il a été convié. Tout ce travail au niveau de la réalisation d’un « CV » sur sa page a pour but, selon nous, de chercher une légitimité  face à ses lecteurs.

Le site a été créé en 1997 et, selon Hervé Lauret, il traite de « la peinture orientaliste de la fin du XIXème et du début du XXème siècle ». Dans son maintien du site, il est « épaulé » par Karim Azouaou et « tous les correspondants du site ». Nous pouvons donc déjà voir qu’il ne s’agit pas d’un travail qu’il réalise seul, d’autant plus qu’il indique lui-même qu’il a acquis des connaissances au fur et à mesure de ses rencontres avec les spécialistes de l’Art. Nous allons donc voir les différentes parties de ce site et également, chercher à savoir s’il nous donne une approche complète ou non de l’Orientalisme.Capture d’écran (147).png

Lorsque nous ouvrons le site, la première chose que nous pouvons voir sur la page c’est le copyright déposé en France sur le coin supérieur droit. Son travail est donc bien reconnu et protégé par le droit d’auteur en France. Par ailleurs, sur le coin supérieur gauche, nous pouvons également voir que le site est accessible en partie en version anglaise. Jusque là, Hervé Lauret nous présente un travail rigoureux qu’il souhaite partager et rendre accessible à plus de monde.

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La page d’accueil nous met directement dans un sommaire. Sur les trois premières options de la ligne il y a : une partie muséale qui nous propose une collection plutôt personnelle d’œuvres orientalistes, puis une « collection de musées » avec des liens qui nous renvoient vers les sites web des Musées où nous pouvons trouver des peinturesCapture d’écran (156).png orientalistes. Au centre, il y a un onglet « Biographies » avec un Index des peintres orientalistes. Lorsque nous cliquons sur celui-ci, nous pouvons trouver un peintre selon son pays d’origine ou alors grâce à une barre de recherche. Lorsque nous sommes entrés dans la page « pays d’origine » nous pouvons maintenant chercher le nom de l’artiste par son initial. Une fois que cela est fait, une liste d’artistes apparaît, classé par ordre alphabétique et présentant une petite biographie du peintre. Pour prendre un exemple, nous allons aller dans « peintres français » puis « C » pour arriver à Theodore Chasseriau. Hervé Lauret va nous donner une rapide biographie de celui-ci en indiquant ses inspirations, son voyage en Afrique et enfin son style.
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Ensuite, nous pouvons voir, à côté, un onglet « L’Orientalisme en peinture, quelques explications » qui nous donne des informations générales sur le mouvement. Il fait une contextualisation historique du mouvement dans une page. Dans une autre, il donne les caractéristiques de celui-ci. « Des peintres voyageurs » traitent d’un aspect important de la peinture orientaliste car le fait de se rendre en Afrique pour rencontrer et vivre cette culture orientaliste était comme un rite de passage. Pour finir, il donne des informations méticuleusement groupées à propos des institutions de l’époque dans laquelle prend place l’orientalisme. L’ensemble de ces pages et de leur contenu sont signés Hervé Lauret avec le copyright français qui l’accompagne.Capture d’écran (166).png

Plus bas dans le sommaire, nous pouvons voir les événements d’ « Actualité » même s’il semblerait que le site n’est pas été actualisé depuis 2014. Ensuite suivent ses « Références » où il va d’abord nous emmener vers les Musées avec une longue liste de Musée en France, en Europe Continentale et Hors d’Europe. De la même façon, la partie Bibliographique est très bien détaillée. Tout d’abord il nous présente les éditions ACR en nous renvoyant vers leur site. Ces éditions sont spécialisées dans les livres d’Art. La liste de livres qu’Hervé Lauret nous présente est sur le thème de l’Orientalisme. Le créateur du site va ensuite nous donner une liste d’ouvrages généralistes, d’ouvrages monographiques, de publications à compte d’auteurs, des publications en langue anglaise et, pour finir, des références générales ou spécialisées, des dictionnaires et des encyclopédies où nous pouvons trouver des informations sur le thème de l’Orientalisme.

Hervé Lauret place tout en bas de son sommaire comme des avis de recherche. D’abord il se concentre sur le Travail Universitaire en cours, en donnant tous les détails sur le projet. Après, nous pouvons trouver un avis de recherche dans le cas où quelqu’un cherche des œuvres d’art ou des documents. Enfin, une liste de recherches en cours avec le nom du peintre concerné suivi du nom du demandeur et ce qu’il recherche avec son contact.Capture d’écran (159).png

A la fin de sa page, il nous présente un moteur de recherche qu’il dit avoir été « fourni par FreeFind » avec un lien hypertexte qui renvoie à la page principale de ce fournisseur de moteur de recherche. Il donne même les lignes directrices pour que la recherche soit menée à bien. Nous avons ensuite un moyen de le contacter par mail et tout en bas, encore une fois, la mention du copyright par Copyright France. Une petite icône avant le copyright a pour description « autres thèmes » et renvoie aux autres sites personnels d’Hervé Lauret. Il y en a un sur la Musique Baroque, un sur la Musique Indienne, un sur l’Art d’Afrique et enfin celui que nous étudions, sur la peinture orientaliste.

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En conclusion, nous venons d’étudier la page Orientaliste.org ou Orientaliste.free qui traite du thème de l’Orientalisme. Nous pouvons dire que l’information sur le thème est assez complète bien que du côté des artistes, les biographies ne soient pas très exhaustives. Par ailleurs, c’est un site qui regroupe beaucoup de ressources comme des ouvrages littéraires, des sites webs, des musées qui sont en lien avec l’Orientalisme.

P. M.

Bibliographie :

Orientaliste.free, site personnel d’Hervé Lauret: http://orientaliste.free.fr/

 

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L’Orientalisme à travers les musées

A travers la question de l’orientalisme, nous avons tenté d’expliquer quel était ce courant, son apparition, son apogée, son influence dans le monde, son contexte historique, géographique, culturel, artistique, littéraire… Nous avons parlé de différents artistes (Ingres, Delacroix, Fromentin etc.), des médiums et des thèmes en orientalisme. Mais à présent, il est intéressant de voir comment cette question de l’orientalisme est traitée à travers des institutions muséales et des sites internets de différents musées, que ce soit expositions temporaires ou permanentes, sur l’orientalisme de manière générale ou sur un axe particulier (artiste, période, pays), ou même simple description globale de ce sujet large. C’est à travers la vision que nous renvoi les sites institutionnels libre d’accès des musées, que nous verrons si l’Orientalisme est un courant artistique populaire approfondit, qui permet à un large public de découvrir ce mouvement artistique, ou si ce n’est qu’un simple sujet démodé auquel personne ne semble s’intéresser de nos jours. Pour cela, nous allons étudier six sites internet de différents musées en lien avec l’Orientalisme, que nous allons étudier, critiquer et comparer entre eux.

Le premier est le site du Musée du Louvre, se trouvant à Paris, nous étudierons au niveau de sa base de recherche sur l’Orientalisme et la formation L’orientalisme ou l’art du voyage, qu’il propose face à ce sujet :

Musée Louvre, Paris(Capture d’écran) Site du Louvre

Le deuxième est un communiqué du Presse réalisé par le site du musée le Grand Palais, se trouvant à Paris, sur une exposition temporaire L’Orientalisme en Europe : de Delacroix à Matisse, qui s’est déroulée du 28 mai au 28 août 2011 :

Communiqué de presse, musée Grand Palais, Paris(Capture d’écran) Communiqué de presse du musée Grand-Palais

Le troisième est un PDF (Portable Document Format) du musée Fabre à Montpellier sur l’Orientalisme :

PDF Musée Fabre Montpellier(Capture d’écran) PDF du site du Musée Fabre

Le quatrième est un dossier pédagogique du musée d’art et d’histoire du judaïsme à Paris, sur une exposition temporaire Les Juifs dans l’Orientalisme qui s’est déroulée du 7 mars au 8 juillet 2012 :

Dossier pédagogique Musée d'art et d'histoire du Judaisme, Paris(Capture d’écran) Dossier pédagogique du musée d’art et d’histoire du Judaïsme

Le cinquième est également un dossier pédagogique réalisé par le Musée des Beaux-arts à Bordeaux, sur Orientalismes et les collections du musée du 26 avril au 23 juin 2014 :

Dossier pédagogique du musée des Beaux-arts Bordeaux(Capture d’écran)  Dossier pédagogique du musée des Beaux-arts de Bordeaux

Le sixième nous sommes sur le site du Musée des Beaux-arts de Montréal qui nous présente une exposition temporaire qui a eu lieu l’année dernière du 31 janvier au 31 mai 2015 sur Merveilles et Mirages de l’Orientalisme :

Musée des Beaux-Art Montréal(Capture d’écran) Site du musée des Beaux-arts de  Montréal

Le musée du Louvre se trouvant à Paris est un des plus célèbres musées mondial. Nous pourrions nous attendre ici à une description détaillée de l’Orientalisme où bien à une importante collection d’oeuvres dîtes orientalistes :

Recherche - Musée du Louvre Paris(Capture d’écran) Recherche « orientalisme » sur le site du Louvre

Malheureusement il n’en est rien ici. Il ne faut pas oublier que c’est un musée très grand de par sa taille et de par sa renommée, qui accueille tous les ans de nombreuses œuvres et propose des expositions temporaires variées. Nous pouvons donc comprendre ici, que le Louvre ne peut pas rendre compte de chaque mouvement artistique dont l’Orientalisme bien que ce soit selon notre avis, un mouvement majeur. Nous aurions cependant bien aimé qu’il propose ne serait-ce qu’une courte description de courant. Lorsque nous tapons dans sa base recherche « orientalisme » (ci-dessus capture d’image), nous trouvons 316 résultats d’œuvres (la majorité étant des oeuvres peintes) qui ne sont pas forcément classés (selon auteur, date, titre ou médium spécifique), ce sont des recherches que nous pouvons filtrer (proposition de filtrer par sous-rubriques pour axer davantage la recherche). L’organisation de navigation est simple et le visuel assez clair pour voir l’ensemble des résultats lié au recherches voulues. Le Louvre a eu cependant l’idée appréciable de proposer une formation sur la question de L’orientalisme ou l’art du voyage, afin d’enrichir nos connaissances en histoire de l’art autour de plusieurs problématiques : Qu’est-ce que l’orientalisme ? Comment l’orientalisme, entre rêve et réalité, inspire les artistes du XIXe siècle ? Quelle importance revêtent  les voyages et les conquêtes coloniales sur le travail des artistes au XIXe siècle ? Il propose une visite des collections du musée et de découvrir des artistes fondamentaux de l’Orientalisme tels que Delacroix (La mort de Sardanapale), Ingres (Le Bain Turc), Chassériau, en confrontant leurs œuvres. Cette formation est dirigée par Véronique Dalmasso, ayant le DESS en Histoire de l’Art, et enseignante à l’U.F.R des Arts de l’Université de Picardie- Jules Verne.

Bien que le Louvre ait pris la démarche de proposer une formation autour de l’Orientalisme, son site internet ne donne pas d’informations véritablement intéressante sur notre sujet. Nous pouvons comparer le site du Louvre au PDF du musée Fabre sur l’Orientalisme. La différence entre un site de musée et un PDF réalisé par un musée, est que nous pouvons avoir accès plus facilement à un site et à l’ensemble des informations liées au musée. Le PDF est déjà un document plus précis qui parle d’un sujet en particulier en lien avec ce que propose le musée et son site. Du point de vue du diffuseur, le site permet de regrouper tout un ensemble de manière synthétisé, le PDF lui permet de s’exprimer sur un sujet et de le développer, pour l’internaute s’il veut davantage se renseigner sur un sujet, le PDF  via le site du musée, peut lui être une source d’information intéressante. En effet nous pouvons apprécier l’effort du musée à faire un PDF autour de l’Orientalisme, cependant nous pouvons le critiquer sur différents points. Tout d’abord ce document s’intéresse au contexte historique du courant, de l’Antiquité jusqu’à nos jours mais avec chronologie désordonnée (parle d’abord du XIXe siècle puis de l’Antiquité, ce qui peut désorienter le lecteur qui veut connaitre ce mouvement). Ce document fait référence à quelques œuvres et artistes sans toutefois faire un véritable lien entre eux et les évènements orientalistes. De plus, nous avons peu d’informations sur l’Orientalisme dans le musée Fabre : a-t-il des collections d’oeuvres orientalistes ? Y a-t-il ou a-t-il eu lieu des expositions sur l’Orientalisme ? Par qui ce PDF est-il rédigé (experts en histoire de l’art, personne qui travaille au musée, simple rédacteur) ? Ce PDF permet cependant de découvrir des notions importantes du courant orientaliste (chronologie, pluralité d’artistes, liens entre différents courants) et propose en image quelques œuvres légendées, ainsi qu’une bibliographie quoique courte :

Musée Fabre - PDF(Capture d’écran) Bibliographie et image d’oeuvre légendée

Le site du Musée des Beaux-arts de Montréal présente une exposition temporaire sur Merveilles et Mirages de l’Orientalisme, sujet intéressant et précis qui peut nous intéresser pour découvrir sous d’autres angles l’Orientalisme. Nous avons des renseignement sur le commissariat de cette exposition qui est assuré par Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal, et par Axel Hémery, directeur du Musée des Augustins, Toulouse, avec l’aide du commissaire associé Samuel Montiège, docteur en histoire de l’art de l’Université de Montréal. Le site est clair avec des article bien rédigés, il met à notre disposition plusieurs textes, vidéos ainsi que de nombreuses images légendées de bonnes qualités :

Musée Beaux-Arts Montréal - Exposition temporaire(Capture d’écran) Oeuvres de l’exposition temporaire Merveilles et Mirages de l’Orientalisme

Cette page du site du musée, présente donc le parcours de l’exposition, le contexte historique (article Le Salon, l’Orient dans l’histoire), il y a des citations tout au long de la page (« C’est trop beau pour moi seul. Il y a des tableaux partout. Ce n’est pas une ville, c’est un musée » Benjamin Constant à propos de la ville de Tanger). Il nous fait découvrir aussi le contexte géographique (L’Alhambra, antichambre de l’Orient, Tanger, les séductions de la « ville blanche »). mais aussi le contexte politique qu’il met en relation avec certains artistes, ce qui est très intéressant (Diplomatie coloniale au Maroc. Delacroix vs Benjamin-Constant). Le site permet également de découvrir des artistes actuels (Artistes marocaines actuelles à découvrir). Nous pouvons peut-être ici critiquer cette page sur un manque d’informations concernant la rédaction (qui sont les rédacteurs des articles ?), et l’absence de bibliographie mais nous savons que cette exposition était dirigée par des personnes compétentes dans le domaine artistique et muséal.

Nous pouvons à présent parler du communiqué de presse du Grand Palais à Paris sur L’Orientalisme en Europe : de Delacroix à Matisse, et du dossier pédagogique de l’exposition permanente les Juifs dans l’Orientalisme au musée d’art et d’histoire du Judaïsme à Paris également (deux documents plus précis que de simples informations diffusées directement sur des sites muséaux) . Tout d’abord nous sommes intéressés ici par le fait que ce sont deux musées différents se trouvant à Paris qui ont décidé d’organiser une exposition temporaire sur un sujet particulier dans le contexte de l’Orientalisme. Ce sont deux sujets vastes et intéressants à découvrir ici, sujets que l’on retrouve dans deux documents différents mais très complets sur deux expositions temporaires qui ont eu lieu.

Le dossier pédagogique commence par expliquer avec brièveté mais efficacité ce qu’est l’Orientalisme puis s’intéresse à la question du Juifs dans l’Orientalisme, il nous propose même un chapitre pour aller plus loin dans cette notion du Juif oriental, ainsi que des pistes pédagogique pour l’enseignement en histoire de l’art au niveau du primaire et du secondaire. Il affiche une bibliographie importante vers la fin de la page et un sommaire réfléchit en début de page. Bien que l’Orientalisme soit un sujet large et parfois difficile à comprendre, ce document pédagogique permet de traiter de l’orientalisme de manière général et de nous apprendre de nouvelles choses à travers le Juif oriental. Il fait le liens entre de nombreux artistes et des personnages importants, qui ont participé plus ou moins au courant orientaliste (nous avons mêmes des fiches détaillées pour certains), nous pouvons y voir plusieurs images d’oeuvres légendées, mais aussi de nombreux liens entre différents axes de l’orientalisme (géographique, historique, culturel etc.).

Sommaire - Musée art et histoire du Judaïsme, Paris(Capture d’écran) Sommaire de l’exposition temporaire les Juifs dans l’Orientalisme

Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, le Juif dans l'orientalisme(Capture d’écran) Image d’oeuvre légendée et fiches détaillées de personnages importants dans l’Orientalisme

Le communiqué de presse du Grand Palais est moins fournit que celui du musée d’art et d’histoire du Judaïsme. Il est intéressant sur le fait que lui aussi s’intéresse à un axe particulier dans l’Orientalisme, à travers la figure de Delacroix jusqu’à Matisse dans une aire géographique précise (l’Europe). Nous avons une liste de plusieurs œuvres orientalistes, légendées, mises à notre disposition. Et, le communiqué de presse est rédigé en plusieurs langues (français, anglais, italien) et permet donc à davantage de visiteurs et de lecteurs de découvrir cette exposition temporaire et de manière plus générale l’Orientalisme.

Musée Grand-Palais, Exposition temporaire

(Capture d’écran) Images d’oeuvres légendées de l’exposition temporaire L’Orientalisme en Europe : de Delacroix à Matisse

Le dernier site muséal que nous étudions ici est sur le dossier pédagogique du musée des Beaux-Arts de Bordeaux sur Orientalismes et collections du musée. Ce dossier est intéressant dans le sens où il propose des repères chronologique et traite du sujet de manière large mais de manière chronologique. Nous regrettons l’absence de sommaire pour mieux se repérer mais le dossier nous renseigne sur son rédacteur, Jean-Luc Destruhaut, enseignant en service à mi-temps au musée des Beaux-Arts de Bordeaux. Nous avons également à notre disposition la bibliographie et la sitographie utilisée pour la rédaction du dossier pédagogique. Cependant, bien que le dossier explique l’Orientalisme de manière large, nous avons plus l’impression ici d’un simple catalogage des œuvres et collections du musées, mises plus ou moins en rapport avec les évènements orientalistes. De plus le dossier nous apparaît assez désorganisé voir brouillon avec un afflux d’images, de changement de taille et de couleur de police qui peuvent nous désorienté facilement, nous lecteurs qui désirons avoir une lecture simplifiée du sujet.

A travers ces différents sites de musées (que ce soit dossier pédagogique rédigé par l’équipe du musée, recherche sur le site du musée, ou articles publiés sur le site du musée), nous avons pu voir que chacun traitait différemment du sujet (définition de ce qu’est l’Orientalisme, sujet particulier, exposition temporaire, description de collection d’oeuvres orientalistes). Cependant, nous pouvons à présent dire que l’Orientalisme est véritable un courant majeur en histoire de l’art, car présent dans de nombreux musées, qui intéresse soit de manière générale, soit de manière plus axée sur tel ou tel sujet orientaliste. Sa présence dans des musées mais aussi sur internet permet à un large public de découvrir ce courant.

M.G

Bibliographie :

https://www.mbam.qc.ca/expositions/passees/merveilles-et-mirages-de-lorientalisme/

[Consulté le 30/03/16]

http://www.musba-bordeaux.fr/sites/musba-bordeaux.fr/files/images/article/orientalismes_-_dossier_pedagogique.pdf

[Consulté le 30/03/16]

http://www.mahj.org/documents/Juifs-dans-l-orientalisme-dossier-pedagogique.pdf

[Consulté le 30/03/16]

http://museefabre.montpellier3m.fr/pdf.php/?filePath=var/storage/original/application/f96083a31b923e29ba784d2e165b9f6b

[Consulté le 30/03/16]

http://www.louvre.fr/formations/l-orientalisme-ou-l-art-du-voyage

[Consulté le 30/03/16]

http://www.grandpalais.fr/fr/system/files/field_press_file/dp_orientalisme.pdf

[Consulté le 30/03/16]

Eugène Fromentin

Eugène Fromentin est un peintre orientaliste français, née en 1820 et mort en 1876. en 1846 à l’insu de sa famille il visite l’Afrique du Nord et en ramène de nombreux croquis représentants l’orient. il présente ses tableaux au Salon qui sont très bien  reçus par la critique. Pour étudier ce peintre nous nous appuierons sur différentes ressources: sa page wikipédia, une analyse de tableau du musée d’Orsay.et un livre consacré au peintre publié sur googleBooks. On observe rapidement qu’il est assez difficile de trouver des ressources numériques traitant précisément ce sujet. Nous tenterons donc de tirer au mieux profit de ces faibles ressources.

Eugène Fromentin est aussi un grand littéraire, il publie notamment en 1854 « Un été dans le Sahara » dans la revue de Paris, ce texte remporte un grand succès et le fait académicien des belles lettre de la Rochelle. Il y raconte des fragments de son voyage en orient, on peut donc noter que l’orient occupe une place importante dans la carrière picturale et littéraire de ce peintre.

Fromentin effectuera en tout trois voyages en Algérie, il y entreprend des missions archéologiques qui lui donnent l’occasion de faire des croquis.

Le tableau la chasse au faucon est un tableau peintre entre 1820 et 1863 exposé au musée d’Orsay de paris. La notice nous informe que ce thème orientaliste est très représenté et apprécié du peintre. Deux cavaliers nobles regardent les serviteurs arracher le lièvre qui se trouve dans les serres des faucons.

Cette notice voit dans cette oeuvre une influence de Delacroix pour les couleurs et la lumière et une influence d’Ingres dans la précision du dessin.

Eugene_Fromentin_-_Chasse_au_faucon

 

Eugène Fromentin (1820-1876) Chasse au faucon en Algérie : la curéeEntre 1820 et 1863, Huile sur toile, H. 162,5 ; L. 118 cm, Paris, musée d’Orsay

Fromentin est un peintre idéaliste qui insuffle un côté historique à ce sujet qui pourrait être pittoresque chez d’autres artistes orientalistes. il ne tente pas de montrer l’anecdote qui transporterait le spectateur en Orient, mais bien une vision merveilleuse et parfaite de ce lieu mystique.

Tout comme Delacroix l’avait ressenti lors de son voyage au Maroc, ce n’est pas tant le religieux qui ressort d’un tel voyage mais bien une nouvelle antiquité. dans l’Ouvrage en ligne, Eugène Fromentin: visions d’Algérie et d’Egypte de James Thompson et Barbara Wright «  Ceux  qui , sous prétexte de couleur locale, font de la Bible avec le costume arabe, sont des imbéciles qui n’en savent point tirer parti. je défie qu’on me montre un antique mieux drapé, mieux proportionné, plus scrupuleusement beau, qu’un Bédouin n’importe lequel pris au marché, au café, dans la rue. malheureusement, il est très difficile de les dessiner au passage, et ils ne veulent point poser. » (p 59). 

Pour conclure nous pouvons donc dire que Fromentin est un peintre orientaliste au parcours classique mais qui crée sur ses oeuvres une vision originale de l’orient par l’aspect historique qui lui confère. Un réel désir d’élever l’Orient à l’Antique le rapproche de Delacroix.

Bibliographie

https://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_Fromentin

http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/recherche/commentaire/commentaire_id/chasse-au-faucon-en-algerie-244.html?no_cache=1

https://books.google.fr/books?id=xQtJzkGEKkAC&pg=PA274&lpg=PA274&dq=centaures+et+centaures+fromentin&source=bl&ots=7qSf0bJ57c&sig=7kRAb8CxW2-wFy8T2ctiAcRMH38&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj794DGgOPLAhUBOhoKHYfqAvMQ6AEINDAH#v=onepage&q=centaures%20et%20centaures%20fromentin&f=false

Adélaïde Chabannes

Eugène Delacroix

Eugène Delacroix est un peintre français né le 26 Avril 1798 à Charenton-Saint-Maurice dans le Val de Marne. Il est un des grands peintres romantiques du XIXème siècle et également un peintre important dans le mouvement orientaliste. En effet, il est l’un des premiers peintres à avoir la volonté de connaître l’Orient en entreprenant un voyage au Maroc.

Pour étudier la vie et l’influence d’Eugène Delacroix dans le mouvement orientaliste nous allons utiliser quatre ressources numériques variées. Tout d’abord, le site du Musée Delacroix qui nous offre une biographie détaillée année par année du peintre. Il s’agit d’un site institutionnel libre d’accès. Nous pouvons notamment y voir un plan des différents lieux où il a vécu mais aussi de ses ateliers. Ensuite, nous avons la vidéo nommée « Visite Privée : Delacroix et l’aube de l’Orientalisme » publiée par Paris Match dans le site web d’hébergement de vidéos en libre accès connu sous le nom de « YouTube ». Nicole Garnier, la commissaire de l’exposition nous explique entre autre chose, queAfficher l'image d'origine l’orientalisme en France commence avec le voyage de Bonaparte en Egypte. Un des épisodes les plus important est son arrivée à Jaffa représentée par Antoine-Jean Gros dans 
Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa
. Il s’agit d’un tableau de propagande où nous pouvons voir une architecture moresque, des costumes pittoresque et un travail de la lumière. L’article de l’encyclopédie Larousse en ligne et en libre accès nous offre un article sur Delacroix et nous donne nombreux détail sur le mouvement orientaliste dans la vie du peintre. Pour finir, le blog « Art Galerie » nous présente également l’artiste et fait un éloge de celui-ci.

            Le Site du Musée Delacroix nous offre une bibliographie très détaillée de la vie du peintre année par année. Ainsi, nous pouvons savoir qu’Eugène Delacroix est né le 26 Juillet 1798 à Charenton-Saint-Maurice dans le Val de Marne. Il est le fils de Charles Delacroix qui est le ministre plénipotentiaire aux Pays-Bas et de Victoire Œben, la fille du célèbre ébéniste de Louis XV. Il entre en Octobre 1815 dans l’atelier de Pierre Guérin et, l’année suivante, il entre dans l’école des Beaux-Arts. La biographie du Musée Delacroix Afficher l'image d'originepasse alors à nous présenter les années romantiques du peintre et son entrée au salon avec Dante et Virgile aux enfers en 1822. Ensuite, on nous présente son voyage en Afrique du Nord. Il s’y rend grâce à une « mission diplomatique française envoyée auprès de l’empereur du Maroc, Muley-Abderr-Rhaman et dirigé par le comte Charles de Mornay ». La vidéo publiée par Paris Match nous rappelle qu’à l’époque, il était impossible de voyager seul, il fallait s’unir à une mission diplomatique. Le site du Musée continue par nous dire que le 25 Janvier 1832, le peintre se rend à Tanger où il commence très vite à dessiner sur son « carnet de croquis, dits carnets du Maroc ». Nicole Garnier nous dit qu’il découvre à son arrivée « la lumière de l’orient, les costumes et l’architecture qu’il reproduit dans ses carnets de voyage ». Elle poursuit par expliquer que ces carnets de voyage vont servir pour noter les « traditions ethnographiques marocaines ». Les dessins et aquarelles qui s’y trouvent vont inspirer la réalisation des tableaux qu’il présentera à son retour dans les Salons. Par exemple, nous pouvons voir que le 21 Février 1832, il assiste, par l’intermédiaire de la famille Benchimol à une noce Juive ce qui a sûrement pu inspirer son œuvre du même nom. En mai 1832, Delacroix se rend avec Mornay et Desgranges à Cadix puis il visite seul Séville pour ensuite revenir à Tanger. En Juin de la même année, la « mission quitte définitivement le Maroc, en passant par Oran puis Alger ». Dans cette ville, Delacroix découvre les harems. En Juillet, Delacroix arrive à Toulon. Il va rapporter de ce voyage « une multitude de dessins, aquarelles, esquisses et notes, ainsi que sept albums » dont « quatre d’entre eux [qui nous] sont parvenus intacts ».

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L’article de Larousse nous explique que dans La Liberté guidant le peuple, Delacroix exprime plus de dynamisme que de romantisme. Cette évolution va être plus marquée grâce à son voyage au Maroc. Comme nous l’avons déjà vu dans l’article consacré à l’émission d’Arte sur une de ses œuvres, Delacroix va dire de sa découverte de l’Orient : « Les Grecs et les Romains sont là à ma porte ! J’ai bien ri des Grecs de David, à part bien entendu sa sublime brosse. Je les connais à présent, les marbres sont la vérité même, mais il faut savoir lire et nos pauvres modernes n’y ont vu que des hiéroglyphes […]. Rome n’est plus dans Rome ».  Lors de ce voyage, il va également découvrir que « les couleurs ne sont pas isolées dans l’espace par la lumière, mais qu’elles s’interpénètrent, se modulent les unes par rapport aux autres ». L’Encyclopédie continue par nous dire qu’il va s’intéresser de près à cette nouvelle étude des couleurs, ce qui le mènera à étudier des théories, notamment celle d’Eugène Chevreul, et à « assister à des audiences et à des fantasias ». Nous pourrons voir la mise en pratique de cela dans Les Femmes d’Alger dans leur appartement où nous trouvons une « composition statique dont l’harmonie expressive de roses et de verts rend l’atmosphère nonchalante et feutrée ». Il y a réellement un intérêt pour le jeu des lumières qui va annoncer, selon l’Encyclopédie, l’impressionnisme.

            Par ailleurs, ce même article propose une classification des œuvres qui ressortent de ce voyage au Maroc :

  • Les scènes à vision historique avec entre autre Le Sultan du Maroc entouré de sa garde (1845)

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  • Les scènes à témoignages plus pittoresques avec entre autre Fantasia arabe (1832)

  

  • Les scènes à sujet religieux qui auront comme fond de paysage les massives murailles de Meknès comme Les Disciples et les Saintes Femmes relevant le corps de saint Etienne (1853).

Le blog Art Galerie reprend ce catalogue de tableaux inspirés du voyage en ajoutant également Rencontre de Cavaliers Maures et des détails comme le refus de Femmes d’Alger dans leur appartement au Salon en 1834. L’Encyclopédie Larousse nous parle également d’un « romantisme apaisé » d’une synthèse entre l’inspiration orientaliste et celle romantique
dans La prise de Constantinople par les croisés en 1840. Nous pouvons y voir « l’obsession de la mort et d’une impossible liberté » du Romantisme et les couleurs, l’étagement des maisons blanches vers la mer inspiration d’Alger, de l’Orientalisme.

La Bibliographie du Musée Delacroix poursuit en parlant des différents salons dans lequel il a participé et des différentes commandes qu’il reçoit.  Le 13 Août 1863, le peintre meurt. Ses obsèques ont lieu le 17 Août à Saint-Germain-des-Prés et il est enterré au cimetière du Père-Lachaise où en 1865, on inaugurera son tombeau réalisé par Denis Darcy. En 1885, l’Ecole des Beaux-Arts de Paris organise une exposition rétrospective du peintre. Les bénéfices serviront au financement « d’un monument à sa mémoire au jardin de Luxembourg, qui sera réalisé par Jules Dalou et inauguré le 5 Octobre 1890 ».

P. M.

Bibliographie :

Site du Musée Delacroix :

http://www.musee-delacroix.fr/fr/

Vidéo de Paris Match : « Visite Privée : Delacroix et l’aube de l’Orientalisme », Nicole Garnier :

https://www.youtube.com/watch?v=yAqvWX7LYqU

Article sur « Delacroix » dans l’Encyclopédie en ligne de Larousse :

http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Eug%C3%A8ne_Delacroix/115935

Blog « Art Galerie », article sur Delacroix :

http://art.mygalerie.com/lesmaitres/delacroix/delacroix.html

Jean-Léon Gérôme

Jean-Léon Gérôme, peintre et sculpteur français, membre de l’Académie des Beaux-Arts, est né en 1824 et est mort en 1904. L’Algérie, le Maroc, la Tunisie, sans oublier l’Egypte ou la Turquie, sont des scènes réelles ou rêvées, qui ont longtemps été une source d’inspiration pour tous : Jean-Léon Gérôme découvre tous ces environnements, et est considéré comme le maître des peintres orientalistes Il découvre l’Orient en 1855-1856 et en fait sa principale source d’inspiration. Il découvre l’Egypte avec le sculpteur Bartholdi. Il se rend en Syrie et à Jérusalem. En 1868, il sillonne à nouveau l’Egypte, l’Asie. En 1871 il découvre la Turquie, en 1873 l’Espagne et l’Algérie, en 1879 le monde ottoman. C’est un peintre ethnographique qui parvient à retranscrire des scènes pittoresques orientales.

Pour présenter ce peintre majeur dans l’Orientalisme, nous nous appuierons sur trois sites numériques. Le premier article est écrit par un certain Hervé Lewandowskin, photographe d’oeuvres d’art, publié sur le site institutionnel du Musée d’Orsay et qui est donc une source fiable et qui aborde donc notre courant artistique et notre artiste avec sérieux. Le second article numérique est une fiche pédagogique en histoire de l’art, tenue par le professeur Claire Lingenheim du lycée Pontannier à Strasbourg, site personnel que nous avons déjà utilisé pour notre artiste Ingres, site sérieux qui traite de l’artiste Jean-Léon Gérôme et qui présente certaines de ses œuvres. Le troisième article, est une page personnelle provenant du site Orange et qui nous permet de voir certains aspects de la vie de notre artiste, mais nous ne pouvons nous renseigner sur l’auteur de cet article.

Il faut savoir que Gérald Ackerman, historien de l’art, a publié un livre intitulé Jean-Léon Gérôme, où il recense environ 600 peintures de Gérôme dont près des deux tiers ont pour sujet l’Orient que l’artiste, comme nous l’avons dit connaissait très bien.

Jean-Léon Gérôme fut l’un des peintres français les plus célèbres de son temps. Il fut durant sa carrière l’objet de polémiques, de critiques, notamment pour avoir défendu les codes d’une peinture académique qui s’essouffle face aux générations réalistes et impressionnistes. Considéré comme un véritable créateur de nouveaux mondes à travers la peinture, notamment orientaux, où il privilégie le sujet et la narration : « Peindre l’Histoire, peindre des histoires, fut la grande passion de Gérôme ».

Il accomplit à partir de 1855 de nombreux voyages, vers l’est de la Méditerranée. Cet ailleurs finalement très proche (au XIXe siècle commence dès la Grèce), fut redécouvert par nombre d’artistes dont le nôtre. Gérôme en fait le sujet de nombreuses de ses œuvres. Ses représentations orientales célèbre fascine le regard occidental contemporain. Il a recours à la photographie, témoin de ses voyages divers. Il invente des scènes orientales inspirées de l’imaginaire pictural et littéraire de son temps. L’Orient que peint Gérôme est celui rêvé dès 1829 par Victor Hugo, dans les Orientales. Ses images « vraies » de l’Orient de son temps demeurent fidèles à une vision orientaliste, où se mêle sensualité et violence.

Les images de Gérôme paraissent vraies car semblent recréer sans faille l’Orient attendu par ses contemporains. Elles apportent au fantasme l’authenticité. Il prend pourtant des libertés et peu de ses oeuvres sont le fruit d’une observation directe. Gérôme sait peindre de l’Orient une image qui reste identique dans le temps,  offerte aux regards de tous les curieux de cet Orient fantasmé. Il parvient à séduire son public contemporain, ravi d’observer les représentations orientales figées d’un ailleurs qui semble inchangé même par la présence maladroite occidentale. Nous allons à présent voir une œuvres exécutée par notre artiste pour mieux comprendre cette représentation orientale tant aimée.

Jean-L_on G_r_me - Grande Piscine de BrousseDans la Grande Piscine à Brousse, peint en 1885, les jeunes baigneuses dénudées regardent une belle femme accompagnée d’une femme noire (probablement une servante). Après la visite de Gérôme à Istanbul, en 1875, et durant une dizaine d’années, ce pays lui inspire de nombreux tableaux. Il montre un intérêt particulier pour la ville de Brousse où il visite les bains de Sinan dont il dessine l’intérieur pour son œuvre  : « comme la température était extrêmement élevée, je n’hésitais pas à me mettre complètement nu ; assis sur mon trépied, ma boîte de couleurs sur les genoux et ma palette à la main, j’étais un peu grotesque…». La Grande Piscine de Brousse est un exemple de peinture constituée à partir de souvenirs, de croquis et, vraisemblablement de photographies (rappelons-le Gérôme avait recours à la photographie pour immortaliser ses voyages en Orient). Des femmes blanches et noires dénudées prennent des poses variées, sensualité et érotisme sous la grande coupole des bains du XVIème siècle, qui comme nous l’avons dit précédemment est attribuée à l’architecte Sinan. Cette œuvre fait partie d’une longue série de scènes de bains, thème souvent présent dans l’orientalisme, faisant rêver les occidentaux.

Si vous avez le désir, vous lecteur, de découvrir d’autres œuvres de notre artiste, nous vous proposons ci-joint un lien provenant du site internet youtube (site web d’hébergement de vidéos sur lequel les utilisateurs peuvent envoyer, évaluer, regarder, commenter et partager des vidéos) qui présente une vidéo sur les œuvres de l’artiste Jean-Léon Gérôme.

M.G

Bibliographie :

http://www.musee-orsay.fr/fr/evenements/expositions/au-musee-dorsay/presentation-detaillee/article/jean-leon-gerome-25691.html?S=&print=1&no_cache=1&

https://www.ac-strasbourg.fr/fileadmin/pedagogie/histoiredesarts/option/L_ailleurs/3._orientalismes.pdf

http://verat.pagesperso-orange.fr/Jean_Leon_Gerome2.htm

https://www.youtube.com/watch?v=j2y-GFJq2qA Vidéo youtube Jean-Léon Gérôme – Orientalist painter – HD

Jean-Auguste Dominique Ingres

IngresJean-Auguste Dominique Ingres, est un peintre français né à Montauban en 1780 et mort à Paris en 1867. Peintre défenseur du classique, il s’oppose au romantisme. Cependant on remarque que son œuvre est diversifiée que ce soit peintures d’histoire, portraits ou nus. Notre artiste a lui aussi participé au courant orientaliste à travers plusieurs œuvres, que nous étudierons par la suite dans notre article.

A travers trois sites numériques nous allons donc étudier le rapport qu’entretenait Ingres avec l’Orientalisme. Le premier article provient du site institutionnel du Louvre, article qui nous présente plusieurs conférences dirigées par des spécialistes du milieu artistique. Nous nous intéresserons en particulier à une conférence portant sur Ingres, l’orientalisme et la modernité, dirigée par Roger Benjamin, professeur d’histoire de l’art et de culture visuel et directeur du Power Institute de l’université de Sydney. Il préside également le Département d’histoire et de théorie de l’art. Le second article provient du site institutionnel Larousse, portail de ressources de référence, important et qualifié, qui nous présente ici un article complet sur Ingres. Le troisième site numérique est une fiche pédagogique en histoire de l’art tenue par le professeur Claire Lingenheim du lycée Pontannier à Strasbourg, et qui aborde notre artiste à travers deux de ses œuvres.

Comme nous l’avons dit, Ingres est considéré comme une figure majeure dans l’histoire de l’orientalisme bien qu’il soit un peintre classique. Il faut savoir qu’il a voyagé et habité en Italie et non en Orient ! Ses séries de peintures sur les Odalisques viennent de son propre imaginaire de l’Orient. Il utilise alors des modèles italiens, et dessine à partir des sources littéraires et visuelles du XVIIIème siècle. Ses nues féminins sont devenues des modèles influents pour la femme orientale, alors que l’expansion coloniale de la France à la fin du XIXème siècle permet un nouveau genre, celui de l’exotique. Au moment où l’orientalisme connait un nouvel essor au début du XXème siècle, les Odalisques d’Ingres, en particulier son Bain Turc et sa Grande Odalisque que nous allons voir à présent, ont plu à une avant-garde en réaction contre l’Impressionnisme.

Il faut savoir qu’une partie du mythe oriental concerne la vision de la femme, considérée comme métaphore de la Terre d’Orient. Le rêve qu’inspire l’Orient aux artistes nous présente la femme orientale présente dans des harems ou au bain turc (Baigneuses d’Ingres). La femme devient véritable muse pour tous ces artistes du XIXe siècle qui découvrent avec émerveillement cet Orient fantasmé. Les femmes sont dévoilées dans une civilisation du port du voile, cependant elles sont « cachées et enfermées » aux yeux de tous. Toutes ces contradictions amènent cette définition d’un regard occidental présent dans les rêves des artistes dont Ingres.

Jean-Auguste-Dominique Ingres, peint en 1814 La Grande Odalisque, exposée à Paris au musée du Louvre. Ingres nous présente le thème du nu mythologique à travers un Orient rêvé. Cette œuvre a été critiquée lors de son exposition au Salon de 1819

Ingres

Le Bain turc, est peint en1862, et est exposé à Paris au musée du Louvre. Ingres peint cette toile à la fin de sa vie, c’est ici la toile la plus érotique de son œuvre : une scène de harem associant le motif du nu et le thème de l’Orient, chers au peintre depuis plus de cinquante ans ! Des  femmes d’origine turque, sont nues et assises, elles ont des poses et attitudes variées,  dans un intérieur imagé oriental avec à gauche un bassin rappelant toujours ce thème des harems et scènes de bains. Il faut savoir que contrairement à Delacroix, il n’est jamais allé en Orient, il l’a simplement rêvé grâce aux gravures et à de nombreuses lectures. C’est donc un Orient fantasmé, présentant harems, et femmes sensuelles et érotisées que l’on retrouve à travers l’œuvre d’Ingres, peintre classique qui a participé cependant à cet engouement pour l’ailleurs, pour un ailleurs imagé par les Occidentaux.

IngresM.G

Bibliographie :

http://www.louvre.fr/sites/default/files/medias/medias_fichiers/fichiers/pdf/louvre-programme-detaille-cycle-quotingres.pdf

http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Jean_Auguste_Dominique_Ingres/124982

https://www.ac-strasbourg.fr/fileadmin/pedagogie/histoiredesarts/option/L_ailleurs/3._orientalismes.pdf

Chassériau et l’Orient

 Théodore Chassériau est un peintre français né en 1819 à Saint-Domingue et mort en 1856. C’est un représentant du courant romantique mais aussi une grande figure de l’Orientalisme. Afin d’étudier son apport à ce mouvement pictural nous nous aiderons de trois ressources. Un article provenant du site internet du Grand Palais, une notice d’œuvre du musée d’Orsay un article issue d’un dictionnaire sur l’Orientalisme.

Les ressources utilisées pour cet article proviennent toutes de sites fiables et approuvés, en effet les différents sites de musées nationaux nous fournissent des informations vérifiées et des textes rédigés par des historiens ou historiens de l’art. Le dictionnaire des orientalistes de langue française est un ouvrage publié en 2008 chez Karthala, par une recherche Google on accède à un site dérivé du livre. On peut alors y voir la liste des différents auteurs et collaborateurs. François Pouillon, le directeur, est un professeur et chercheur à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales EHESS, c’est donc ici encore un ouvrage que l’on peut qualifier de fiable et découlant de recherches universitaires approfondies.

Tout d’abord penchons-nous sur l’article issu du dictionnaire numérisé sur GoogleBook, Dictionnaire des orientalistes de langue française publié par François Pouillon en 2008. C’est un ouvrage général traitant pleinement de notre sujet. L’article consacré à Chassériau nous explique que l’orient fait pleinement partie de la vie et du parcours du peintre. Il va voyager très tôt en 1846 en Algérie comme l’avait fait Delacroix au Maroc. Il en ramènera des carnets de croquis qui lui permettront de représenter un orient réel mais embellit par le traitement pictural. Il traitera aussi toute sa vie des thèmes bibliques, mythologiques et religieux dans lesquels il insufflera un air orientalisant par les motifs, les couleurs mais aussi les visages. Chassériau est considéré comme un excellent portraitiste.

Le site du grand palais nous fourni aussi un document sur Chassériau suite à la rétrospective qui lui a été consacrée en 2002. Contrairement à d’autres peintres de la mouvance orientaliste Chassériau délaisse la part fictive pour s’attacher d’avantage à une réalité. « L’Orient de sa peinture et de ses dessins n’est pas seulement fantaisie et évasion. A côté de rares scènes de harem, il peint la guerre moderne mais comme à distance, images de spahis et chocs de cavaliers arabes ». L’article le compare alors à Gauguin car il recherche toute sa vie à montrer l’origine de ce monde conquis par le colonialisme et le sentiment de perte identitaire qui en découle.

Dans son tableau Tepidarium, « salle où les femmes de Pompéi venaient se reposer et se sécher en sortant du bain » peint en 1853, Chassériau nous montre une scène purement antique, on y retrouve des figures rappelant les statues grecques. L’article nous parle d’une « Pompéi multiraciale » car pour les différents peintres ayant séjourné en Orient ils y retrouvent une nouvelle antiquité. L’orient est beau et pure comme l’était la Grèce et la Rome antique. C’est donc dans cet esprit que Chassériau peint ce tableau huit ans après son voyage en Algérie.

Afin d’approfondir notre sujet nous pouvons nous pencher sur une étude de tableau. Sur le site internet du musée d’Orsay on trouve des études détaillées. Ici, le tableau intitulé Chefs de tribus arabes se défiant au combat singulier, sous les remparts d’une ville, la notice est rédigée anonymement mais c’est une ressource officielle et donc fiable.

Le site nous le présente comme le pendant « masculin » du Tepidarium vu précédemment. Les visions idéales de harem, de femmes orientales d’une beauté nouvelle contrastent avec ces hommes virils combattants à cheval. Ce sont des visions stéréotypées par d’autres artistes mais empreintes ici de vérité. On y ressent une haine et une violence qui rappelle le contexte guerrier de l’époque coloniale, la fureur d’un peuple.

 

« Au premier plan, deux chevaliers s’affrontent dans un duel à mort, tandis qu’à terre git un corps, un poignard ensanglanté encore planté dans son torse. Dans le fond les combats se poursuivent et les cadavres s’amoncellent. »

Ce tableau est d’abord exposé en 1852 où il reçoit une critique difficile, puis en 1855 il est exposé de nouveau et la critique change radicalement d’avis, l’article nous cite la réaction de Théophile Gautier qui avait traité ce tableau l' »ébauche plutôt que d’un tableau », estime cette fois que la composition prise « au cœur même des mœurs arabes, joint à un très-beau style la plus exacte couleur locale ».

Pour conclure nous pouvons donc dire que Chassériau peint l’Orient d’une façon originale car pleine de vérité, il sublime l’orient par les couleurs mais renvoi une image moins stéréotypée que d’autres artistes de l’époque. On pourrait notamment faire un parallèle avec l’œuvre de Delacroix qui évolue nettement après son voyage en Orient, Les femmes d’Alger dans leur appartement n’ont plus l’aspect dramatique et grandiose que l’on trouvait dans La mort de Sardanapale. C’est donc probablement le voyage en Orient qui forge les artistes et leur donne une vision réelle de ce monde conquis.

Adélaïde Chabannes

Dictionnaire des Orientalistes de langue française: http://bit.ly/1p7AhXF

Chefs de tribus arabes se défiant au combat singulier, sous les remparts d’une ville: bit.ly/1QyFSA8

Exposition Chassériau au Grand Palais: bit.ly/21RbpRK

Le contexte historique de l’orientalisme

PHOTOLISTE_20090703163006_egypte_le_general_bonapa_600_Napoléon et la campagne d’Egypte

Pour comprendre ce qu’est l’orientalisme, il nous faut parler du contexte historique et de son apogée au XIXe siècle. Nous allons pour cela nous appuyer essentiellement sur quatre articles numériques, et en particulier sur deux provenant du site Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais, site du Musée et plate forme libre d’accès qui regroupe des textes et articles qui traitent avec sérieux de notre sujet (l’orientalisme et le contexte historique), par des spécialistes en histoire de l’art, qui s’appuient sur une bibliographie intéressante (variés, de nombreux ouvrages). Les deux autres articles sont des plates formes libre d’accès fait par des amateurs, qui certes ne sont pas remis à jour, mais qui peuvent fournir des  informations intéressantes sur notre sujet en histoire de l’art. Le premier est un article sur le contexte historique en Orient au XIXe siècle rédigé par Laurent Hervé, le deuxième est un article histoire de l’art qui traite de manière générale de l’orientalisme.

La thématique de l’orientalisme traverse différents mouvements picturaux essentiellement au XIXe siècle et début XXe siècle tout en s’inscrivant dans une perspective historique importante. On ne peut pas dire que l’orientalisme est un pur mouvement pictural, c’est surtout une source d’inspiration au XIXe siècle pour les artistes et essentiellement les peintres aussi bien de style romantique que néoclassique. L’orientalisme devient objet de curiosité de fantasmes certes au XVIIe siècle mais l’est véritablement au cours du XVIIIe siècle. Nous pouvons citer ici Victor Hugo dans la préface de son ouvrage Orientales publié en 1829 : l’Orient devient « une préoccupation générale ». Il faut savoir que jusqu’à la fin du XVIIe siècle les seules relations qui existaient entre l’Orient et l’Occident étaient d’ordre commerciales. L’Orient et l’Occident se distinguent de par leur religion, leur culturel et se sont affronter maintes fois au cours de batailles, de croisades, de tentatives d’invasions. Mais c’est au XIXe siècle que va apparaître un véritable engouement pour l’Orient : son luxe, son mystère, le merveilleux qui l’entourent et qui inspirent depuis bien longtemps des artistes mais aussi des écrivains et même scientifiques. Va naître un sentiment de découverte, de partage, une envie de voyager et de visiter ces nouvelles contrées orientales. Au XIXe siècle, l’Empire Ottoman commence son déclin tandis que les puissances européennes rivalisent entre elles, pleines d’ambitions colonialistes. Nous pouvons bien entendu parler ici du cas de la France à travers la campagne d’Egypte de Napoléon Bonaparte (1798-1799), mais aussi de la guerre de libération de la Grèce (1821-1829), la conquête d’Algérie (1830). Tous ces évènements marquent le démantèlement progressif de l’Empire Ottoman lié aux rivalités et ambitions coloniales entre la France et l’Angleterre essentiellement, mais surtout l’amorce de l’orientalisme. L’ouverture des portes de l’Orient vont permettre les échanges, des missions et des voyages (notamment d’artistes et de scientifiques) qui vont se multiplier et donner un élan prodigieux à l’orientalisme. Il est important d’expliquer ici avec plus amples détails comment s’est déroulé la campagne d’Egypte menée par Napoléon, pour expliquer l’afflux de nombreux artistes en Orient, et donc l’importance de l’orientalisme durant le XIXe siècle.

L’Angleterre, principal ennemi de la France à cette époque, pour des raisons économiques, confie à Bonaparte l’expédition d’Egypte. C’est donc le 19 mai 1798, qu’un corps expéditionnaire de 38 000 hommes part vers l’Orient, emmenant avec lui une Commission des sciences et des arts constituée de plus d’une centaines de savants et d’artistes. Bonaparte souhaitait accompagner la conquête militaire d’une expédition savante pour mieux connaître l’Égypte antique et moderne.
Le 1er juillet 1798, l’expédition atteint Alexandrie. Les succès militaires mais aussi les défaites vont se succéder et aboutir à la capitulation française en 1801. Néanmoins, les travaux et les études que les savants et les artistes ont consacrés à l’Égypte ancienne mais aussi l’Egypte moderne durant le séjour militaire, sont une incontestable réussite. Malgré des conditions difficiles (chaleur, maladies, insécurité, manque temps et de matériels), ils sont parvenu a recueillir de nombreuses informations importantes rassemblées dans l’ouvrage Description de l’Egypte, ou Recueil des observations et recherches qui ont été faites en Egypte pendant l’expédition française, publié en 1809. En dehors du fait que l’expédition de Bonaparte en Egypte avait pour but de vaincre l’Angleterre, elle permet de créer une fascination des Occidentaux envers l’Orient à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. A la fin du XVIIIe siècle, des savants européens quittent leurs cabinets, laboratoires, pour découvrir le monde oriental.

Ce sont donc les campagnes napoléoniennes en Egypte qui ont ouvert à la voie à l’engouement occidental pour l’Orient. On se construit un imaginaire de cet autre monde et les artistes sont séduits par cette culture nouvelle, ils l’a racontent en peinture à l’aide de motifs inspirés de l’art arabe mais aussi de l’univers des Milles et une nuits. De nombreux thèmes représentent le monde arabe, (la ville de Constantinople, le proche-orient etc.). Les scènes montre l’exotisme de la vie intime (harems), les villes d’un monde mythique que l’on redécouvre. Mais il ne faut pas oublier que toutes ses représentations sont vues et idéalisés d’un point de vue occidental. C’est donc après  plusieurs siècles, durant lesquels se développait une source d’imagination pour les artistes en quête de sujets exotiques, que l’Orient éveille en ces artistes occidentaux, une curiosité ethnographique à partir du milieu du XIXe siècle. Les peintres désormais s’intéresse davantage à la réalité de ces pays et même pour certains, à partager la vie quotidienne de leurs populations. Les peintres veulent témoigner et garder en mémoire ces pays (par exemple l’Algérie). Les tableaux orientalistes séduisent leurs contemporains, mais ils permettent d’enrichir le regard occidental sur l’Orient, comme nous l’explique notre article sur le site Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais.

C’est donc grâce à cette nouvelle volonté de campagnes, d’explorations et de colonisations, que l’on redécouvre l’Orient. L’orientalisme est à son apogée avec une volonté non seulement de représenter les fantasmes et merveilles que suscitent ces pays orientaux, mais aussi une volonté de mémoire. L’inspiration de l’Orient continuera encore longtemps dans la peinture occidentale sous d’autres formes mais l’enthousiasme du XIXe siècle s’effacera plus tard pour laisser place à de nouveaux courants  plus portés sur la réalité sociale et politique (mouvement réaliste) ou encore des courants purement picturaux voir scientifiques (l’impressionnisme).

Grâce à l’étude de ces nos quatre articles, nous avons une bonne étude documentaire sur le sujet: le contexte historique de l’orientalisme. Certes les deux articles amateurs parle de manière général du contexte historique et du courant artistique mais nous permettent d’approfondir certaines connaissances sur notre sujet. Les deux autres articles issus du site Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais, sont des bases solides et sérieuses pour notre article.

M.G

Bibliographie :

Alain GALOIN, Napoléon Bonaparte et l’Egypte, In : site Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais
http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=1036

Fleur SIOUFFI, L’orientalisme, In : site Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais
http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=223

Laurent HERVE, L’orientalisme, contexte historique, 1997-2005
http://orientaliste.free.fr/textes/contexte.html

http://www.histoiredelart.net/courants/l-orientalisme-17.html